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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 05:43

Tout le long de la piste, en Mongolie, nous rencontrons ces oiseaux magnifiques qui sont ici en grande quantite.Ce sont des grues demoiselles.





 

Ce petit rongeur est notre compagnon de route. Il y en a plein qui courent partout pour ensuite se cacher vite dans un des nombreux trous. Ils sont presque impossible à photographier car ces petits fripons cessent de courir et restent dans leur trou dés que le fourgon s'arrête! (veuillez donc excuser la mauvaise qualité de la photo....)


Sur la piste nous menant à Ulaan-Bataar nous allions avoir quelques surprises...

Un problème que nous rencontrons dans tous les pays désertiques, que ce soit le Sahara ou l'Asie Centrale, concerne les poubelles! En effet, si les locaux jettent sans vergogne bouteilles plastique,  verre ou autre détritus, en pleine nature, cela nous fait mal de contribuer à cette pollution  d'espaces préservés. Il s'en suit que nous promenons avec nous nos poubelles pendant des jours jusqu'à trouver un dépôts d'ordures, si petit soit-il, où nous pourrons ajouter notre petite contribution....

Cependant, quand nous trouvons en ville une poubelle (c'est rare!), ces poubelles seront emportées et vidées dans le désert, là où nous n'avons pas voulu jeter les nôtres, et le vent emportera les sacs plastiques. Problème insoluble.....

La piste menant à la capitale, comme bien d'autres pistes en Mongolie (vous l'avez d'ailleurs peut-être remarqué sur les photos), longe une ligne électrique ; ceci est d'ailleurs bien pratique pour trouver notre route quand de multiples solutions se présentent à nos roues! Sauf que parfois la ligne prend une route plus directe et traverse des montagnes infranchissables à notre véhicule..... ou se rend dans une autre ville!

 

Tous ces petits détails étant établis, je reprends mon récit.

 

Avisant un tas d'ordures au pied d'un poteau électrique, nous décidons d'y jeter nos ordures accumulées. Surprise! Un grand rapace assis sur ce tas d'ordures décolle. Nous le suivons des yeux un bon moment, et avant de continuer notre route, je me dirige avec les ordures vers le poteau que nous avions dépassé. L'oiseau revient et pique dans ma direction, les pattes tendues vers moi, les ailes vers le haut, en poussant des cris, à quelques mètres seulement au-dessus de ma tête. Je m'arrête, il s'envole plus haut. J'avance, même scénario. (Cela m'était déjà arrivé deux jours plus tôt avec des aigles qui piquaient dans ma direction, et j'avais eu  une bonne frayeur, étant seule, en terrain découvert, loin de tout refuge possible ; je m'étais mise à courir en me retournant sans cesse pour voir s'ils me poursuivaient, ce qu'ils faisaient d'ailleurs tout en gardant la même distance, beaucoup plus haut alors. Mais qu'est-ce que 20 mètres pour un animal si rapide??)


Je retourne vers le fourgon et reviens avec Klaus ; même chose. Nous pensons donc qu'il y a là un nid, et voudrions le découvrir. Lâchement, nous remontons dans le fourgon, à l'abri des coups de bec et de griffes, et faisons marche arrière. Nous découvrons alors la cause de cette agressivité motivée par un honorable sentiment maternel : un oeuf trône au milieu de ce que nous avons un peu rapidement pris pour des ordures, et qui n'était en fait que l'amoncellement d'objets plus douillets les uns que les autres.... Nous ne voulons pas affoler plus longtemps cette mère et partons au plus vite, bien contents de notre découverte.

 

 

Deux poteaux électriques plus loin, nous revoyons un oiseau assis au pied du poteau. Il s'envole et se perche sur le poteau. Nous sommes plus rapides pour comprendre, nous arrêtons le véhicule à côté du poteau, pour découvrir un petit oisillon recouvert d'un fin duvet, qui, curieux, tendait son petit cou à la découverte du grand monde!

 

Nous n'étions pas au bout de nos surprises puisqu'un peu plus loin, une mère est déjà en haut du poteau, alors qu'en bas, ce sont trois oisillons, déjà recouverts de plumes, qui se cachent sous leurs ailes,



alors que la mère, du haut de son perchoir, ne cesse de pousser des cris stridents, sans doute destinés à avertir les petits de sa présence pour les rassurer.

 

Le prochain nid nous montre deux oisillons moins effrayés, qui la tête haute, nous regarde, pendant que la mère silencieuse cette fois, surveille de haut.

 



Ensuite, ce seront deux oisillons plus grands : l'un d'eux essaie de voler, et arrive à décoller; il va assez loin mais ne monte pas à plus de deux mètres du sol. Le frère tente de l'imiter et c'est vraiment drôle de voir ses battements d'ailes totalement inutiles, puisqu'il ne parviendra à se lancer qu'à un mètre du nid.



Ce doit être rageant de voir son frère partir si loin et d'être incapable de l'imiter. Mais nous sommes sûrs qu'à ce jour, il est déjà capable de dessiner de grandes arabesques dans le ciel bleu de Mongolie!

 

Tout le long du chemin, nous verrons ces petits déjà grands qui tentent de faire leur premier envol, souvent sans la présence d'un adulte d'ailleurs.

 

Un spectacle magnifique s'offre à nos yeux : deux oiseaux volent dans le ciel, un petit et un adulte. Le petit vole au-dessus de l'adulte et pique fréquemment sur ce dernier pour repartir vers le haut. Sans doute s'agit-il d'un « cours » de chasse au cours duquel le petit apprend à piquer sur sa proie. Fascinant.

 

 

Devant nous un aigle s'envole et vole devant le véhicule, à 1,50m du sol. Son envergure dépasse la largeur du fourgon, au moins 2,50 m. Nous ferons en sa compagnie quelques centaines de mètres.

 



La ligne électrique change de direction et emmène avec elle les nids et les oisillons. Heureusement pour nous d'ailleurs, sinon nous ne serions jamais arrivés à Ulaan-Bataar!!!!

 

Nous vous faisons part de nos découvertes dans l'ordre chronologique où elles se sont présentées. Peut-être avez-vous, comme nous, remarqué que plus on s'approche d'Ulaa-Bataar, plus les oisillons sont âgés. Cette progression reste un mystère, d'autant plus que les nids étaient très proches les uns des autres.

 


Un peu plus loin, de proche en proche, des aigles sont assis au bord de la piste, comme  des balises indiquant le chemin. Ils ne s'envolent pas à notre passage, seulement si on s'arrête. Nous nous arrêtons à chaque fois.... au début, puis , blasés, nous ne les regardons plus qu'à peine.

 


Ces grands rapaces que nous rencontrons si souvent en Mongolie, nous sont devenus familiers. Ce que nous ne voyons jamais chez nous, ce sont ces nids, à même le sol, au pied des poteaux électrique. Pourquoi pas au sommet comme chez nous? Dans le désert de Gobi, nous avons déjà vu les nids sur le sol, mais là-bas, il n'y avait absolument rien en hauteur, tout était plat. Y-a-t-il ici moins de prédateurs?

Alors que chez nous les aigles et autres rapaces ont un vaste  territoire, en Mongolie ils vivent en grand nombre, comme en  famille, très proches les uns des autres.


 

 


Je signale que vos mails sont toujours les bienvenus; ils nous permettent de nous relier de temps en temps à notre pays, et savoir que les amis pensent toujours à nous, là-bas au loin,   fait bien plaisir....

A Mandalgov, après avoir lu plusieurs de vos mails, je suis sortie songeuse du cyber café; relevant la tête dans la rue, j'étais surprise de voir le désert et des visages mongols ; vos mails m'avaient ramenée pour quelques minutes, vers la France.

 

Nous espérons vous avoir fait rêver avec notre « Route des Oiseaux ». Ces rapaces si exceptionnels chez nous, ont dû faire partie de la vie de tous les jours de nos lointains ancêtres, comme c'est le cas ici; ces grands oiseaux alors n'avaient sûrement rien à craindre des hommes et n'avaient pas besoin d'être protégés. Ce sont nos amis et ils se mettent au bord de la route pour....regarder passer les touristes!

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Published by jo - dans MONGOLIE
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