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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 10:18





SIBERIE


Une fois passée la frontière mongole, nous voilà en Sibérie et le paysage change. Déjà, encore en Mongolie, nous apercevons, juste après la frontière, trois églises orthodoxes l'une à côté de l'autre! Nous n'en avions vu aucune en Mongolie.

 


Arrivés à la frontière mongole vers 13heures, nous y trouvons beaucoup de monde. En fait la frontière est fermée pour cause....panne de courant! Elle ouvrira à 15 heures. Petites chicaneries du côté mongol, deux heures pour le passage, qui sera par contre très rapide du côté russe. De plus en plus, les frontières russes nous surprennent!

 

ULAAN-UDE, première ville en Sibérie

 

 

Consulat de Mongolie à Ulaan-Ude



 

 


En Sibérie, c'est le printemps qui commence : les lilas sont à peine en fleurs et pourtant le soleil chauffe déjà bien. C'est la troisième fois que nous voyons les lilas en fleurs au cours de notre périple L'hiver est long, le printemps très court se fond avec l'été. Klaus se demande si dans 15 jours, au moment de quitter la Sibérie, nous ne serons pas en automne.....

 

 

Fontaine dans un village

 


Les petites montagnes sont recouvertes de forêts qui étaient encore rares en Mongolie. Tout est vert! On se croirait dans les Vosges! Les montagnes se suivent dans le lointain, et plus on s'éloigne plus le vert devient bleu; vraiment comme les Vosges.


Ici, ce sont de forêts de pins, de bouleaux et d'autres arbres encore qu'un certain Didier n'aurait pas de mal à identifier, remarquant si les feuilles sont à poil ou à dents!

 

 

 

 

 

 

Porte-containers trans-sibérien..........

 


Et puis en Russie, nous sommes encore sur le goudron qui se déroule depuis Ulaan-Bataar et nous repose des pistes poussiéreuses et secouantes du reste de la Mongolie.

 


Nous retrouvons tout de suite les maisons russes en bois et colorées, ces petites maisons que j'adore et ne me lasse pas d'admirer et de ….photographier, souvent au vol, quand nous roulons « à toute vitesse ».

 

 


Il se dégage de ces maisons une douceur de vivre et une chaleur que l'on imagine. Nous sommes là sous le soleil ou sous la pluie, mais la température est à plus de 8°, et monte jusqu'à 25° ; ces maisons offrent un asile douillet aussi en hiver quand les températures descendent à – 50°. Nous essayons d'imaginer l'hiver ici, mais ce n'est pas facile avec nos repères européens et la douce température du moment.

 

 

Kiosque dans un village. On peut tout y acheter: journaux, ou cigarettes ou pain ou glaces...La toute petite fenêtre non grillagée au centre est l'unique surface de contact entre le vendeur et l'acheteur qui est obligé de se plier en deux!


Nous longeons la Selenga, une rivière qui prend sa source en Mongolie, et qui, grossie de tous ses affluents que, pour certains, nous avons déjà rencontrés sur notre parcours mongol, va se jeter dans le lac Baïkal par un delta si large que celui du Rhône en Camargue fait allure de gamin!

 

 

 

Station service dans un village....

 

 

 

Nous roulons au milieu des marais jusqu'à un charmant village et soudain, il est devant nous, immense, bleu, magnifique : le lac Baïkal!

 

 

 

Grande émotion! Ce lac représente pour nous le but de notre voyage, en même temps qu'un rêve qui soudain se réalise, en même temps que plein d'autres choses qui sont au fond de nous sans pourtant se révéler. Oui, le lac Baïkal, c'est vraiment quelque chose et nous savons notre chance de l'avoir là, sous nos yeux......

 


Nous cherchons un endroit pour nous arrêter et le hasard nous fait prendre une piste qui nous amène à....... un centre touristique russe! Heureusement pour nous, les vacances commencent à peine et il n'y a que peu de monde.

 

 

 

 

Boutique d'un vendeur de poissons au bord du lac Baïkal  : aujourd'hui, jour de congé!

 


Les pêcheurs mettent leur bateau à l'eau pour commencer la saison ; quelques touristes du coin viennent tremper leur canne pour la rafraîchir. Ils ne prendront pas beaucoup plus de poisson que nous (nous pas du tout!), mais ces rares poissons ne seront pas plus grands que des sardines et pour le miaou nous disent-ils. Heureusement que nous n'avons rien pêché car nous n'avons pas notre chat ici! (en plus Minerve, notre chat, n'aime pas le poisson....)

 


A cet endroit, le lac est entouré de bancs de sable, ce qui en fait un endroit idéal pour la baignade, mais il faut se coucher dans l'eau car l'absence de profondeur ne permet pas de beaucoup nager, mais pour cela l'eau est moins froide. Il ne fait trop chaud non plus, ce qui fait que les polaires voisinent avec les maillots de bain.

 


Nous n'avons pas fait attention et ne les avons pas vus venir. Par régiments entiers, en rangs serrés. Inconscients, nous avons laissé les portes de notre domicile grandes ouvertes, et lorsque je les ai reconnus, ils étaient déjà là! Je me précipite vers le fourgon, demande à Klaus s'il les as vus; il lui semblait aussi qu'ils étaient arrivés......

 


LES MOUSTIQUES!!!



Aussitôt, la moustiquaire est tendue devant la porte, la chasse commence à l'intérieur. L'extermination est totale. Pendant la nuit, deux rescapés font sournoisement entendre leur « bzzzzzzzzz » au-dessus de ma tête. A l'aide de ma lampe électrique, j'ai raison de ces deux imprudents.

 


Au matin, ils étaient plus nombreux, très nombreux même, qui s'étaient insinués à force de contorsions à travers la grille de la fenêtre de toit. Iil y en a d'autres, encore très nombreux à attendre le passage. Klaus démarre le ventilateur et … projette tous ces inconscients vers l'intérieur! Il s'en suivra un rude combat, que dis-je? un massacre, dont nous sortirons victorieux, les mains ensanglantées de notre propre sang, les rideaux déjà forts teintés par la poussière mongole arborant les traces de la bataille.

Mais devant la porte latérale, tous les copains s'étaient donné rendez-vous et essayeront un passage en force dés l'ouverture. Un homme averti en vaut deux! La moustiquaire devant la porte sera le deuxième homme et fera un barrage efficace.....



Petite visite de lycéens lors d'une sortie scolaire.

 


Le ciel est capricieux et les journées ensoleillées alternent avec des journées pluvieuses. Et quelle pluie! Nous profiterons de ces journées pour aller à Irkourtsk.

 

 

 

 

 

 

IRKOUTSK

 


Le soleil est de nouveau là et chaud. Les femmes sortent tout de suite leur tenue d'été, tee-shirt dos nu ou très décolletés, bermudas ou short très courts, robes légères.

 

 


Irkoutsk est une ville agréable, si ce n'est les embouteillages permanents. On sillonne la ville à pied, rues piétonnes, marché superbe et très propre comme toujours.

 

 

 

 

 


Les vieilles maisons de bois, parfois très sculpté, alternent avec les maisons de briques plus récentes.



Il n'y a pas de super grand building, tout en vitres par exemple, comme on trouve dans toutes les grandes villes. Il règne ici un petit côté traditionnel très plaisant.

 


Une très grande rivière, l'Angara, s'écoule du lac Baïkal et traverse Irkoutsk. Elle est large, le courant fort et est parsemée de petites embarcations à moteur où des pêcheurs pêchent toute la journée. Tous les soirs, les habitants s'y retrouvent pour se promener et les jeunes s'y rencontrer.

 


Nous restons au bord du fleuve et, chaque soir, devant nous se déroulent de magnifiques couchers de soleil, comme tous ceux sur le lac Baïkal.

 

 


Car Irkoutsk est à 60 km du lac. Pour nous rendre au lac, nous remontons la rivière Angara, par la route bien sûr, et voyons soudain devant nous d'épais nuages très bas. La température se met à descendre très rapidement : de 19° nous passons à 8° en moins d'un kilomètre. Nous approchons du lac. Les russes appellent cette zone du lac le congélateur. Nous arrivons au lac, il est recouvert d'un brouillard et nous ne voyons pas bien loin. Mais l'atmosphère qui y règne est assez mystérieuse...

 


 

 

Vendeur de chachliks au bord du lac dans un village très touristique!

 

 

Chaudron de plov, plat d'Asie Centrale    Manger en Asie Centrale

 

 

 

Beaucoup de touristes russes, bien emmitoufflés, des bateaux de pêche qui emmènent les touristes. Quand le brouillard se lève, le lac apparaît, magnifique comme toujours.

 

 


Nous ne dormirons pas dans le congélateur mais près d'un bras de la rivière où nous passerons deux agréables journées.

Retour à Irkoutsk.


 

Publicité pour un cabinet dentaire : Centre de Stomatologie

 

 

Sur le plan de ville, nous voyons qu'il y a le petit « i » signalant un office de tourisme. Bonheur! A part à Ulaan Baatar, nous n'avons vu que l'ombre d'un office de tourisme à Khiva, en Ouzbékistan. Nous traversons la ville, à pied bien sûr, et arrivés sur les lieux, nous nous trouvons devant une magnifique maison de bois devant laquelle on retrouve le « i ».


Nous entrons dans la cour, faisons le tour des bâtiments mais ne trouvons pas l'ombre d'un office de tourisme. Une femme sort d'une des maisons, nous demande, en russe bien sûr, si nous voulons voir le musée. Elle ne parle anglais et ne semble pas savoir ce que c'est qu'un office de tourisme. Bon moyen pour diriger les touristes vers le musée qui nous coûtera 100 roubles (2,5 €) alors que le tarif affiché, sans doute pour les russes, est de ….15 roubles.

 


Un peu dépités, toutes nos questions restant sans réponse, nous repartant en pleine chaleur rejoindre notre logis au bord de l'eau.

 

 

 

Il y a beaucoup d'embouteillages à Irkoutsk . Ici, un petit accident matériel : tous les tramways sont bloqués tant que le constat n'est pas fni, ce qui peut prendre des heures! L'accident a eu lieu devant un hopital et, une ambulance voulant sortir, ce sont plus de 10 tramways qui ont reculé pour lui laisser le passage!

 

 

 

 

Retour vers la Mongolie!



Nous reprenons la route vers Ulan-Ude et la Mongolie. Dans un village où nous nous arrêtons, face au lac, nous aurons beaucoup de visites. C'est dimanche, dés le matin les gens consomment beaucoup de vodka. Ils nous en demandent aussi, souvent de manière insistante, et quand nous leur disons que nous ne buvons pas d'alcool, ils montrent que ce n'est pas un problème, il suffit de leur en donner..... Nous imaginons que nous ayons servi un verre au premier, tout le village se serait trouvé devant le fourgon pour une distribution gratuite!!!!

 


Le poisson du lac Baïkal est l'omoul. Ce poisson ressemble à une truite, est délicieux et se consomme frais mais surtout déjà un peu salé ou alors fumé. Nous en avions mangé à Irkoutsk, frais et fumés, puis la veille trois achetés au bord de route où les vendeurs sont très nombreux, plus un quatrième : « cadeau pour les françouss », plus un cinquième moitié salé, cadeau à Irkoutsk . Nous ne le savions pas mais les frais étaient aussi déjà salés. Deux litres d'eau n'avaient pas suffit à étancher notre soif pour la nuit! Et le lendemain on nous demande : « Connaissez-vous les omouls? » Nous avons bien répondu que l'on commençait à avoir une petite saturation, on nous en amène quand même trois, plus un fumé. Cette fois on les dessale avant de les cuire!

En fait, les omouls se pêchent au filet, ce qui fait que les pêcheurs du bord de lac n'en pêchent jamais. Mais au filet, c'est en grande quantité et les habitants en consomment beaucoup, de même que les touristes russes qui les achètent fumés ou salés par kilos!

 


Nous aurons mangé en Sibérie tous les poissons qui nous ont fait défaut en Mongolie et nous avons même pris une petite avance …..



Un homme s'approche et nous invite dans sa datcha. Séduits par sa tranquillité et sa gentillesse, nous le suivons; ce qui nous permet de pénétrer dans une de ces jolies maisons de bois. Les échanges ne sont pas faciles mais se font quand même, même si on n'est pas sûrs au fond d'avoir vraiment tout compris. Il nous invite à nous installer chez lui, nous propose à manger alors que nous sortions de table.

 


Puis il nous demande : « Connaissez-vous les omouls? » et nous amène des poissons crus à côté du repas. Nous serons impolis, nous n'y toucherons pas et nous contenterons de deux rondelles de pommes de terre (nous venions de manger encore 4 omouls pour midi!!!!!!) La vodka est aussi du programme, et nous devons insister en disant que nous allons conduire pour qu'il ne remplisse pas nos verres. Klaus cependant n'échappera pas à son verre rempli deux fois, un minimum....

Nous ne donnerons pas suite à son invitation car nous prenons la route le jour même, mais... si nous revenons......

 


Nous allons quitter la Sibérie, nous promettant d'y revenir plus longtemps. Contrairement aux idées reçues, les russes sont des gens très ouverts, très agréables et accueillants. Beaucoup viennent nous voir, et repartent lentement en disant « nié panimaet », ne comprend pas. Il faut dire que quand ils parlent, c'est en général très vite. Parler lentement est pour eux chose impossible; quand on le leur dit qu'ils parlent trop vite, ils éclatent de rire et le débit de paroles augmente encore!! Il est urgent de faire de gros progrès et d'élargir le vocabulaire.

 


On est aussi très libre en Sibérie : nous n'avons pas eu un contrôle de police , il n'y a pas de problèmes pour photographier, nous allons où nous voulons et parlons avec qui nous voulons. C'est une région à découvrir en prenant son temps. Nous n'avons eu qu'un aperçu mais nous y reviendrons!

 


 

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Published by jo - dans RUSSIE
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