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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 07:53


Nous sommes le 3 aout.

De retour en Russie, la végétation change , et même le paysage tout entier. Nous sommes ici dans l'Altaï russe et de nombreux sommets enneigés s'élancent vers le ciel, à une altitude de 4 à 5000 mètres, émergeant des nuages toujours très présents. Passé le col frontalier à 2600 mètres, nous commençons à descendre. En Mongolie, nous serons restés pendant tout notre séjour, soit deux mois, entre 1300 et 2500 mètres.

 


 

 

 

Rencontre avec deux cyclistes canadiens en route depuis Almaty vers la Mongolie, puis la Chine.... Un voyage de un an en perspective. Les grands voyageurs ne manquent pas au monde! Nous rencontrer est toujours un immense plaisir.


La grande surprise, dés le passage de la frontière, sera de voir des véhicules de touristes européens en grand nombre. Alors que depuis notre départ en mars, nous n'avions vu qu'au plus 5 véhicules, quelques motos et vélos, nous rencontrons en une seule journée plus de 20 4X4 français et de nombreuses voitures du rallye Mongolia. Ce rallye, d'initiative londonienne, a un but en principe humanitaire. 500 véhicules doivent rallier sans assistance Ulaan-Bataar où ils seront vendus aux enchères, le produit de la vente devant aller à une oeuvre humanitaire. Nous ne sommes guère portés sur les rallyes; ceux que cela intéresse trouveront tous les renseignements utiles sur internet.

 

 

Tout d'abord, nous longeons une rivière de taille modeste s'écoulant au milieu de prés à l'herbe rase et jaunâtre. Plus nous perdons de l'altitude, plus la rivière se grossit des nombreux affluents descendant des glaciers. Ce sera bientôt une rivière intrépide que nous suivrons pendant des centaines de kilomètres, toujours plus large, toujours rapide et bordée maintenant d'une végétation luxuriante! Si ce n'était la température plutôt douce, vers les 20°, on se croirait en pleine forêt vierge.

 

 

 

Nous doublons des cyclistes dont les sacoches sur les vélos montrent qu'ils sont en voyage long court! Klaus place le fourgon à côté d'eux et tout en roulant nous commençons à discuter. Quand une voiture nous double, nous avançons un peu puis reprenons notre position. Ce sont en fait deux jeunes russes de Moscou et Maxime, très drôle, parle très bien anglais. Tout en roulant, il nous demande d'où on vient, et s'exclame « From France? With This car? But you are crazy!! » Il nous dit que nous avons certainement un blog et nous en demande l'adresse. Je lui suggère de s'arrêter d'abord.... Il s'en suivra un échange fort sympathique, et Maxime fut assez surpris de voir un gars descendre du fourgon et s'adresser à lui en russe. C'était en fait un auto-stoppeur qui revenait de haute montagne ; il venait de gravir, tout seul, un sommet de 4500 mètres lors d'une petite virée d'une semaine. Ne parlant pas anglais, nos échanges, quoique sympathiques, étaient limités, et Maxime nous a permis de combler en certain nombre de lacunes en jouant à l'interprète.

 

L'Altaï est une lieu de prédilection pour les vacanciers russes. Nous l'avions pressenti lors de notre premier passage, fin mai, mais ainsi que dans nos villes balnéaires en hiver, tout était fermé, les boutiques de souvenirs au bord des routes offrant des carcasses vides, et tout cela sous un ciel gris et un vent glacial. A présent, si le ciel est toujours gris, les orages et les averses se succédant au cours de la journée, la température est clémente, et des flots de touristes russes envahissent les berges de la rivière, les boutiques offrent une variété extraordinaire de souvenirs depuis les objets en bois sculptés jusqu'au chapeau de fourrure, en passant par les chaussettes tricotées et toutes les babioles qui font la richesses des boutiques de souvenirs de montagne.

Le camping sauvage est très apprécié des russes. Il faut dire que l'on ne trouve pas ici de ces terrains de camping où les campeurs sont parqués sur une menue parcelle et où le bruit est roi. Ici, chacun plante sa tente où il veut et on les trouve essaimées tout le long du lit de la rivière. De nombreuses cabanes en bois, bien typiques, montrent que des toilettes de terrain sont présentes quasiment partout. Ceci nous a d'ailleurs été démontré pendant tout notre voyage. En ville, on trouve de nombreux WC en Ouzbékistan et dans les autres pays; en Mongolie, à proximité de chaque ger la petite cabane en bois est présente, et même les campeurs en famille aménagent dés leur arrivée un petit coin toilettes. Il en résulte que, même dans les endroits très fréquentés par les campeurs, on ne trouve nulle part cette saleté qui règne souvent chez nous.

 


Si la végétation est exubérante et que le vert règne partout, les fleurs ne sont pas en reste! Sous les coups de baguette magique d'un divin jardinier, talus et coteaux sont transformés en de magnifiques parterres fleuris. Toutes les fleurs , jaunes, roses, bleues, violettes ou blanches, de toutes tailles, sont mélangées de façon artistique; c'est un délice pour les yeux! En Mongolie, les fleurs se trouvaient en grande quantité, mais souvent ce n'était qu'une, voir deux sortes de fleurs qui s'étendaient en magnifiques tapis de couleur uniforme.

 


Plus nous descendons, plus la rivière continue de grossir. Les rafts sont très nombreux. On les trouve sur l'eau, mais aussi sur les bords du fleuve, sur les voitures. Il faut dire que la rapidité du cours d'eau s'y prête à merveille. Cette rivière va bientôt devenir l'Ob, un des grands fleuves de Russie. Il est impressionnant de noter qu'en quelques centaines de Kms l'altitude passera de 2000 à 300 mètres, et que les derniers 300 mètres de dénivelé jusqu'à la mer se feront sur quelques milliers de kms.

 


Au bord des routes, dans les villages, les habitants vendent leur production de légumes. Les pommes de terre venant directement du jardin s'y vendent par seau; les petits concombres, délicieux, aussi, pour une somme modique de 3 euro le seau. On trouve aussi des carottes , des betteraves rouges, des oignons frais, des choux et tout cela arrive tout droit du jardin. Pour des voyageurs quittant comme nous la Mongolie où les légumes sont rares, c'est un bonheur! Les vendeurs de miel de l'altaï sont présents aussi, toujours groupés; des dizaines de vendeurs sur quelques kms.



Et ce n'est pas tout!! Plus loin, en bord de forêt, sur plus de 10 km se succèdent les vendeurs de …..chanterelles et bolets!!! Par seaux entiers, de merveilleuses chanterelles nous sont offertes à un prix défiant toute concurrence!

 


 

A Barnaul, nous achèterons un petit morceau de porc, super, et nous ferons un festin avec nos chanterelles et même un fromage de l'Altaï, le tout arrosé d'un délicieux vin italien apporté de France (merci Frédérique!).

La Russie nous permet de manger des produits frais, de très bonne qualité. Cela nous manquait beaucoup en Mongolie où les féculents et les boites de conserve ont régné pendant deux mois, n'étant guère porté sur les produits laitiers et la viande de mouton qui sont la base de la nourriture mongole.

 


Nous retrouvons Barnaul sous le soleil entre deux averses, mais il fait plus chaud qu'en mai, les habitants sont en tenue légère, et cela nous change du vent froid du mois de mai. La ville est jolie, moderne et très propre. Les villes russes ont beaucoup de charme avec leurs maisons de bois, très anciennes et souvent très bancales aussi, voisinant avec de hauts et modernes buildings.

 

 

La langue russe est pleine de surprises pour les français. Au restaurant, tout d'abord on vous propose souvent « Chie?? » et à la fin du repas « Chiottes?? » Pour les non-russisants, notons que les russes ne se soucient en fait pas plus que cela de la bonne fonction intestinale de leurs clients (avec un langage un peu vulgaire quand même!) En fait le chi c'est le chou, légume consommé partout et toujours en grande quantité et les chiottes, c'est...l'addition qu'il est normal de présenter en fin de repas.

Petit gag : en Russie, à la fin du repas que nous avions pris au premier étage du restaurant (premier étage pour les français, deuxième étage pour les russes), je descends donc l'escalier et rencontre notre serveur à qui je demande : « Toilettes? » Il me montre l'endroit de la main et me répond : « Chiottes? »

 

 


 

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Published by jo - dans RUSSIE
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