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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 16:13




CARTES DU VOYAGE : KIRGHIZSTAN ET TADJIKISTAN

Présentation du Tadjikistan


Le 16 septembre nous quitons Sari Taj au petit matin pour le Tadjikistan. Le poste de frontière kirghizse n'est qu'à une trentaine de kilomètres de Sari Taj et nous y parvenons par une vallée laissant apparaître de jolis glaciers. Entre la frontière kirghizse et la frontière tadjike, il y a environ 20 km et un col à 4282 m d'altitude.





A la frontière kirghizse, nous demandons à des conducteurs de camions locaux si la route st enneigée et si elle est bonne. Pas de neige et route « karacho » nous répondent-ils. Nous voilà tranquillisés.... En fait la Pamir Highway est une route tantôt goudronnée, tantôt piste en bon état en général. Elle ne présente aucun problème même à des altitudes élevées.



 Au poste frontière tadjik, un militaire nous dit qu'il neige en hiver, mais que le vent est tellement violent que la neige est aussitôt emportée. On imagine les congères sur la route …..



 Nous resterons à plus de 3500 m d'altitude pendant plus d'une semaine, en passant chaque jour des cols entre 4000 et 4600 mètres. Des sommets du Massif du Pamir et ensuite du Karakorum, de 5000 à 6000 mètres et plus parfois, se dévoilent et se cachent sans cesse tout le long de cette première partie du trajet de la route du Pamir de Sari Taj à Langar.



Sur tout le trajet de la Route du Pamir, de grands camions chinois, en groupe de deux ou trois en general, circulrnt pour amener leurs marchandises jusqu'a Korog. La,elle sera transferee dans les camions tadjiks qui l'achemineront jusqu'a Dushanbe.



Après avoir avoir passé le poste de frontière Tadjik, lequel se trouve dans de grands réservoirs anciens de carburant, en attendant la fin de la construction du nouveau poste de douane, nous rencontrons, dans la montée du 2ème col, deux cyclistes slovaques. Nous sommes à plus de 4000 mètres et ils sont frais comme des gardons!!! Après quelques échanges de renseignements concernant la route, chacun reprend son chemin.

Toute ressemblance avec quelqu'un existant ou ayant existe est tout a fait fortuite (cycliste de droite ; Jean R.?)

 Nous arrivons à Karakul, village et lac du même nom.





 Le paysage est totalement désertique. Quelques touffes d'herbe au bord du lac nourrissent les troupeaux peu nombreux que nous rencontrons. A près de 4000 mètres vivent des gens dans ce village toute l'année.



 Une atmosphère assez misérable se dégage de ce village, ce qui n'empêchera quelques jeunes filles de venir pomper l'eau pour remplir nos réservoirs. Le remplissage d'eau est en général toujours une bonne occasion de rencontres!




Cimetiere de Karakul

Nous passons la nuit près du lac et continuons notre route vers Mourghab, la ville la plus importante de ce trajet.


Tout au long de la route, une cloture marque la limite de l'ex "empire" sovietique. La frontiere chinoise n'est pas tres loin, de l'autre cote de ces montagnes.

 Le col d'Ak Baital, à 4655 mètres marque le point culminant de ce trajet. Nous nous attendions à une vue superbe, mais en fait le passage du col se fait à travers deux murailles. Nous nous arrêtons peu après et montons sur un tout petit sommet pour savourer de magnifiques paysages multicolores.



 Peu avant Mourghab, nous nous arrêtons pour prendre un café. Soudain Klaus regarde à l'arrière du fourgon et s'exclame : « Nous devons partir tout de suite, très vite! » Nous sommes dans une vallée large entourée comme toujours de très hauts sommets. La vallée est bouchée par un nuage de sable, masquant toutes les montagnes environnantes. La violence des tempêtes est ici connue. Nous ne laisssons pas au café le temps de se terminer et nous précipitons dans la cabine. Le front de la tempête qui arrive sur nous est légèrement courbe et une de ses extrémités arrive à la hauteur du fourgon, ce qui nous permet de remarquer que la tempête avance à la même vitesse que nous : 50 km/h. Heureusement que nous sommes sur une bonne route; notre vitesse étantt plutôt en général de 30 à 40 km/h, nous serions alors vite rattrapés! Nous ne savons pas ce qui se passe quand nous sommes au coeur d'une telle tempête de sable mais notre soif de découverte ne nous a quand même pas poussés à rester sur place pour voir...


La tempete s'est deja calmee...

Peu après, nous voyons un véhicule militaire, avec dans la benne quelques soldats bien emmitouflés, qui va au-devant de la tempête (pas pour l'arrêter je pense...!).



Mourghab se révèle une petite cité charmante qui n'est pas sans rappeler les villes du Ladakh avec ses petites maisons blanches carrées. Il n'y manque que le monastère bouddhiste remplacé ici par une petite mosquée.



 Nous trouvons une banque....enfin ce qui sert de banque, avec pour éclairage un savant assemblage de 4 câbles avec une ampoule à l'extrémité de chacun. Cela fait un peu guirlande....



Cherchant des nans (pain local), on nous conduit à travers le village vers une maison où un homme nous vend un nan, puis nous invite pour le thé. Le local, qui sert peut-être de petit restau est très sommaire et la conversation se fera essentiellement sur le climat que nous savons très rude ici (c'est aussi le meilleur vocabulaire que je possède en russe...)



 La prochaine étape se déroule sur un plateau avec toujours de nombreux glaciers qui surgissent au fond d'une vallée transversale. Les montagnes de Pamir sont très verticales et il est impressionnant de voir toute cette glace accrochée en surplomb et qui tient on ne sait comment. Nous sommes sans cesse dans la contemplation de ces décors extraordinaires qui se succèdent sans cesse.



 Nous arrivons au lac Sassyk Kul et nous rencontrons Ulli, un cycliste allemand sur vélo couché. Nous sympathisons très vite et décidons de passer la soirée ensemble. Il plante donc sa tente à l'abri de notre fourgon.



 En fait, il habite à quelques km de chez Klaus en Allemagne...


Rencontre de deux Allgäuers à 4000m au Tadjikistan....

 Ulli est parti d'Allemagne en juillet et se dirige vers la Chine et l'Inde. Il sera de retour en Allemagne vers décembre ou janvier. Nous le reverrons bientôt! Le lac Sassyk Kul rappelle beaucoup ceux de Bandi-A-Mir en Afghanistan sauf que ceux-ci étaient à 3000 m et que nous sommes ici à 4000 m.





 Peu après le lac nous quittons la route principale pour nous diriger plein sud vers la vallée de Wakhan que le Tadjikistan partage avec l'Afghanistan dans sa partie ouest. Montant vers un nouveau col à plus de 4000 m , nous voyons venir deux cyclistes allemands, Andrea et Gerhard, qui sont en route pour un an, vers la Chine, le Tibet, le Ladakh, ….




 Nous passerons un très bon moment avec eux en dégustant thé, café et pastèques. Andrea est aussi d'Allgäu et habite à 20 km de chez Klaus. Et de plus, elle savait par personnes interposées qu'Ulli devait aller à vélo au Tadjikistan mais ignorait qu'il roulait 20 km devant eux. Le monde est vraiment très petit!!!
 Nous descendons vers la vallée et devant nous se découvrent de magnifiques glaciers de l'Indu Kusch.
On arrive à un poste de contrôle puis une petite rivière devant nous, la Pamir, marque la frontière avec l'Afghanistan.

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