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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 07:28

Pour en savoir plus   :

CARTES DU VOYAGE : KIRGHIZSTAN ET TADJIKISTAN

Présentation du Tadjikistan




27 Septembre.Nous quittons Korog pour rejoindre Dushanbe.




De temps en temps, une carcasse de char au bord de la route.....

Nous savons par tous ceux qui nous ont précédés que la partie nord de la route est exécrable. Nous décidons donc, moyennant un surplus de quelques dizaines de km, de continuer de longer la frontière afghane vers le sud jusqu'à Kulab, puis de remonter vers Dushanbe. Pour les 65 premiers km, nous aurons environ 30 km de bon goudron et … 35 km de plus qu'exécrable!!! Qu'avons-nous gagné? Deux journées tous seuls sur la route, la compagnie de la frontière afghane un peu plus longtemps et des routes très difficiles.

 



Tout le long du trajet depuis que nous avons rejoint la frontière afghane des centaines de km plus tôt, nous voyons sur le côté afghan un sentier « des douaniers », la plupart du temps creusé dans la falaise. Il est accroché au-dessus du flot tumultueux de la rivière Pianj ; parfois, lorsqu'il n'est pas possible de le creuser dans le rocher, quelques planches permettent un passage vertigineux. Les amateurs de via ferrata et de canyoning y seraient aux anges mais … ici, point de main-courante, de parapet ou de possible assurance. Un faux pas et c'est la chute vertigineuse dans le flot bouillonnant. Nous y voyons pourtant cheminer des ânes bien chargés accompagnés de familles ; tous marchent d'un bon pas et nous les suivons des yeux de l'autre côté de la frontière.




C'est avec émotion que nous nous séparerons de la rivière-frontière et passerons notre dernière nuit près de l'Afghanistan. Bye bye Afghanistan!

Assis sur un rocher, nous regardons la « dangereuse » Afghanistan à quelques dizaines de mètres de nous, nous sommes sur la route de la drogue, des soldats armés patrouillent sur la route et passent derrière nous; pourtant, nous ressentons un sentiment de sécurité et de sérénité extraordinaire. Impossible à expliquer.





 

Nous arrivons à Dushanbe. En guise de bienvenue, nous sommes arrêtés par un policier qui voudraient nous faire passer pour des terroristes sans doute. Notre cas est grave ; il est vrai que nous avons emprunté 10 mètres de route réservée au Président de la République. C'est du moins ce qu'il a dit car aucun panneau ne l'indiquait. Notre patience en viendra à bout.



 

Comme toutes les capitales d'Asie Centrale, Dushanbe est une ville assez moderne, propre et sans âme. Quelques monuments à la gloire de politiciens et de poètes d'une autre époque, des jardins avec beaucoup de fleurs et de jets d'eau.



 Un lac près d'un parc où se trouvent de nombreux manèges rouillés et d'une autre époque, mais qui ne désemplissent pas le dimanche matin, et des tas de petits restaus servant des chachliks et autres brochettes.



 

Beaucoup de monde s'y promène en famille et une ambiance de gaieté règne ici.






Nous restons près de 10 jours à Dushanbé pour attendre notre visa ouzbek. Nous ferons entre-temps des petites excursions à Hisar, ville très ancienne à 30 km de la capitale.





 Puis dans la vallée de Karatag, en montagne, pour fuir la chaleur de Dushanbé. En effet, le 1er octobre, nous notons 34°. La tempérture baissera les jours suivants de façon notoire.

 

L'ambassade d'Ouzbekistan est le lieu d'intéressantes rencontres avec d'autres européens en particulier Paul, un ingénieur espagnol qui travaille dans l'installation de circuits d'eau dans les montagnes, depuis 4 mois déjà, et que nous retrouverons à Samarcande. Il nous fait faire connaissance avec Scillia, hongroise, et son mari, slovène, qui travaillent dans une ONG à Dushanbé. Nous passerons une magnifique soirée, d'autant plus que Scillia ressemble beaucoup à mon amie Marie-Camille, dont elle a la gentillesse et douceur de la voix.

 


Sur cette phoyo, chacun a une autre nationalite. C'est cela, les rencontres...

Dans les restaurants tadjiks, ouzbeks et kirghizses, on mange sur des sortes de grands lits où il faut prendre garde de ne pas mettre les pieds sur la table, c'est à dire devant soi. On y ajoute parfois une petite table, ce qui permet à nos jambes européennes d'avoir un peu plus de confort. Après le repas, on enlève la table et ….pourquoi pas une petite sieste?


 

 

Nous quittons Dushanbe par une route terrible!! Il faut passer un col à 3400m, et un tunnel a été creusé. Mais des problèmes d'infiltration ont obligé à le fermer et à passer de nouveau par le col dont la route n'est plus entretenue puisqu'il y a le tunnel. Vous suivez? Il s'en suit que la route du col est en très mauvais état, bien que fréquentée par de  nombreux camions. Pour comble de chance, il neige au col! Heureusement, la neige ne reste pas sur la route car celle-ci pourrait vite devenir dangereuse.



Une tres bonne route est parfois intercalee entre deux troncons abominables....
 
 

Nous arrivons enfin à l'embranchement pour nous rendre aux monts Fan, un petit massif montagneux entre Dushanbé et l'Ouzbékistan, dont le point culminant atteint quand même 5500m.



La route est d'abord goudronnée, ce qui est reposant après la terrible route de Dushanbé; puis on arrive sur une piste qui se réduit de plus en plus et descend vers la rivière que nous devons traverser. Nous passons dans un village puis voyons quelques anciens se regrouper pour nous voir franchir le pont. Le pont....3 bennes de camion placées côte à côte. Nous ne savons pas si cela sera assez large, assez solide pour notre fourgon. Beaucoup d'hésitation. Le pont laisse deux centimètres de  chaque côté du fourgon. Je regarde le torrent dont le flot est rapide et la profondeur appréciable. Klaus se lance. Nous passons. La piste de sortie n'est pas très commode mais Klaus n'en est plus à cela près! Moins d'un km plus loin, nous voyons un magnifique pont, bien large, bien solide aussi. Nous avions quitté la bonne piste..... Pas de photo de cet élément d'un autre âge, la tension était trop forte.




Nous continuons notre piste vers la montagne pour atteindre les lacs Marguzor, le but de notre trajet.




Ces 7 lacs, échelonnés sur une quinzaine de km, entre 1600 et 2400m, sont de toute beauté. Le premier est d'un violet profond, qui devient vert sur les bords. Une teinte que nous n'avons jamais vue à un lac.




 

Puis , on verra du bleu foncé, du turquoise, avec les montagnes saupoudrées de neige fraîche en toile de fond.







 

Nous ferons des rencontres aussi. Les habitants sont très accueillants, très souriants. Un vrai bol d'air frais et de chaleur humaine.

 



J'aurais voulu pêcher quelques truites pour l'anniversaire de Klaus, mais je n'ai pas plus de chance que d'habitude, d'autant qu'avec l'ombre, le froid devient mordant.







 


Après deux jours dans les Monts Fan,



nous retrouvons Penjikent et la frontière dont le passage promet, d'après les expériences de précédents voyageurs, quelques difficultés....

Cela n'a pas manqué. Arrivés vers 11h30, nous quitterons la frontière tadjik à 16h. Entretemps, nous aurons eu de longues conversations avec le chef de la douane, entrecoupées de sordides discussions pécunières, et de tasses de thé accompagnées de confiseries. Nous avons finalement lâché nos 20 $, avec rancoeur, par principe, car c'est une sorte de racket! Je me suis quand même consolée en disant à Klaus qu'à une école de langue, un tel entrainement de la langue russe, m'aurait coûté beaucoup plus cher!!!!!

La frontière Ouzbek est heureusement franchie sans problème et nous arrivons de nuit, à 18heures, à Samarcande, où nous attendent Elisabeth et Jacques, rencontrés fin aout à Almaty, et avec qui nous serons toujours restés en contact.

 

 

 

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