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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 07:53


Nous sommes le 3 aout.

De retour en Russie, la végétation change , et même le paysage tout entier. Nous sommes ici dans l'Altaï russe et de nombreux sommets enneigés s'élancent vers le ciel, à une altitude de 4 à 5000 mètres, émergeant des nuages toujours très présents. Passé le col frontalier à 2600 mètres, nous commençons à descendre. En Mongolie, nous serons restés pendant tout notre séjour, soit deux mois, entre 1300 et 2500 mètres.

 


 

 

 

Rencontre avec deux cyclistes canadiens en route depuis Almaty vers la Mongolie, puis la Chine.... Un voyage de un an en perspective. Les grands voyageurs ne manquent pas au monde! Nous rencontrer est toujours un immense plaisir.


La grande surprise, dés le passage de la frontière, sera de voir des véhicules de touristes européens en grand nombre. Alors que depuis notre départ en mars, nous n'avions vu qu'au plus 5 véhicules, quelques motos et vélos, nous rencontrons en une seule journée plus de 20 4X4 français et de nombreuses voitures du rallye Mongolia. Ce rallye, d'initiative londonienne, a un but en principe humanitaire. 500 véhicules doivent rallier sans assistance Ulaan-Bataar où ils seront vendus aux enchères, le produit de la vente devant aller à une oeuvre humanitaire. Nous ne sommes guère portés sur les rallyes; ceux que cela intéresse trouveront tous les renseignements utiles sur internet.

 

 

Tout d'abord, nous longeons une rivière de taille modeste s'écoulant au milieu de prés à l'herbe rase et jaunâtre. Plus nous perdons de l'altitude, plus la rivière se grossit des nombreux affluents descendant des glaciers. Ce sera bientôt une rivière intrépide que nous suivrons pendant des centaines de kilomètres, toujours plus large, toujours rapide et bordée maintenant d'une végétation luxuriante! Si ce n'était la température plutôt douce, vers les 20°, on se croirait en pleine forêt vierge.

 

 

 

Nous doublons des cyclistes dont les sacoches sur les vélos montrent qu'ils sont en voyage long court! Klaus place le fourgon à côté d'eux et tout en roulant nous commençons à discuter. Quand une voiture nous double, nous avançons un peu puis reprenons notre position. Ce sont en fait deux jeunes russes de Moscou et Maxime, très drôle, parle très bien anglais. Tout en roulant, il nous demande d'où on vient, et s'exclame « From France? With This car? But you are crazy!! » Il nous dit que nous avons certainement un blog et nous en demande l'adresse. Je lui suggère de s'arrêter d'abord.... Il s'en suivra un échange fort sympathique, et Maxime fut assez surpris de voir un gars descendre du fourgon et s'adresser à lui en russe. C'était en fait un auto-stoppeur qui revenait de haute montagne ; il venait de gravir, tout seul, un sommet de 4500 mètres lors d'une petite virée d'une semaine. Ne parlant pas anglais, nos échanges, quoique sympathiques, étaient limités, et Maxime nous a permis de combler en certain nombre de lacunes en jouant à l'interprète.

 

L'Altaï est une lieu de prédilection pour les vacanciers russes. Nous l'avions pressenti lors de notre premier passage, fin mai, mais ainsi que dans nos villes balnéaires en hiver, tout était fermé, les boutiques de souvenirs au bord des routes offrant des carcasses vides, et tout cela sous un ciel gris et un vent glacial. A présent, si le ciel est toujours gris, les orages et les averses se succédant au cours de la journée, la température est clémente, et des flots de touristes russes envahissent les berges de la rivière, les boutiques offrent une variété extraordinaire de souvenirs depuis les objets en bois sculptés jusqu'au chapeau de fourrure, en passant par les chaussettes tricotées et toutes les babioles qui font la richesses des boutiques de souvenirs de montagne.

Le camping sauvage est très apprécié des russes. Il faut dire que l'on ne trouve pas ici de ces terrains de camping où les campeurs sont parqués sur une menue parcelle et où le bruit est roi. Ici, chacun plante sa tente où il veut et on les trouve essaimées tout le long du lit de la rivière. De nombreuses cabanes en bois, bien typiques, montrent que des toilettes de terrain sont présentes quasiment partout. Ceci nous a d'ailleurs été démontré pendant tout notre voyage. En ville, on trouve de nombreux WC en Ouzbékistan et dans les autres pays; en Mongolie, à proximité de chaque ger la petite cabane en bois est présente, et même les campeurs en famille aménagent dés leur arrivée un petit coin toilettes. Il en résulte que, même dans les endroits très fréquentés par les campeurs, on ne trouve nulle part cette saleté qui règne souvent chez nous.

 


Si la végétation est exubérante et que le vert règne partout, les fleurs ne sont pas en reste! Sous les coups de baguette magique d'un divin jardinier, talus et coteaux sont transformés en de magnifiques parterres fleuris. Toutes les fleurs , jaunes, roses, bleues, violettes ou blanches, de toutes tailles, sont mélangées de façon artistique; c'est un délice pour les yeux! En Mongolie, les fleurs se trouvaient en grande quantité, mais souvent ce n'était qu'une, voir deux sortes de fleurs qui s'étendaient en magnifiques tapis de couleur uniforme.

 


Plus nous descendons, plus la rivière continue de grossir. Les rafts sont très nombreux. On les trouve sur l'eau, mais aussi sur les bords du fleuve, sur les voitures. Il faut dire que la rapidité du cours d'eau s'y prête à merveille. Cette rivière va bientôt devenir l'Ob, un des grands fleuves de Russie. Il est impressionnant de noter qu'en quelques centaines de Kms l'altitude passera de 2000 à 300 mètres, et que les derniers 300 mètres de dénivelé jusqu'à la mer se feront sur quelques milliers de kms.

 


Au bord des routes, dans les villages, les habitants vendent leur production de légumes. Les pommes de terre venant directement du jardin s'y vendent par seau; les petits concombres, délicieux, aussi, pour une somme modique de 3 euro le seau. On trouve aussi des carottes , des betteraves rouges, des oignons frais, des choux et tout cela arrive tout droit du jardin. Pour des voyageurs quittant comme nous la Mongolie où les légumes sont rares, c'est un bonheur! Les vendeurs de miel de l'altaï sont présents aussi, toujours groupés; des dizaines de vendeurs sur quelques kms.



Et ce n'est pas tout!! Plus loin, en bord de forêt, sur plus de 10 km se succèdent les vendeurs de …..chanterelles et bolets!!! Par seaux entiers, de merveilleuses chanterelles nous sont offertes à un prix défiant toute concurrence!

 


 

A Barnaul, nous achèterons un petit morceau de porc, super, et nous ferons un festin avec nos chanterelles et même un fromage de l'Altaï, le tout arrosé d'un délicieux vin italien apporté de France (merci Frédérique!).

La Russie nous permet de manger des produits frais, de très bonne qualité. Cela nous manquait beaucoup en Mongolie où les féculents et les boites de conserve ont régné pendant deux mois, n'étant guère porté sur les produits laitiers et la viande de mouton qui sont la base de la nourriture mongole.

 


Nous retrouvons Barnaul sous le soleil entre deux averses, mais il fait plus chaud qu'en mai, les habitants sont en tenue légère, et cela nous change du vent froid du mois de mai. La ville est jolie, moderne et très propre. Les villes russes ont beaucoup de charme avec leurs maisons de bois, très anciennes et souvent très bancales aussi, voisinant avec de hauts et modernes buildings.

 

 

La langue russe est pleine de surprises pour les français. Au restaurant, tout d'abord on vous propose souvent « Chie?? » et à la fin du repas « Chiottes?? » Pour les non-russisants, notons que les russes ne se soucient en fait pas plus que cela de la bonne fonction intestinale de leurs clients (avec un langage un peu vulgaire quand même!) En fait le chi c'est le chou, légume consommé partout et toujours en grande quantité et les chiottes, c'est...l'addition qu'il est normal de présenter en fin de repas.

Petit gag : en Russie, à la fin du repas que nous avions pris au premier étage du restaurant (premier étage pour les français, deuxième étage pour les russes), je descends donc l'escalier et rencontre notre serveur à qui je demande : « Toilettes? » Il me montre l'endroit de la main et me répond : « Chiottes? »

 

 


 

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 10:18





SIBERIE


Une fois passée la frontière mongole, nous voilà en Sibérie et le paysage change. Déjà, encore en Mongolie, nous apercevons, juste après la frontière, trois églises orthodoxes l'une à côté de l'autre! Nous n'en avions vu aucune en Mongolie.

 


Arrivés à la frontière mongole vers 13heures, nous y trouvons beaucoup de monde. En fait la frontière est fermée pour cause....panne de courant! Elle ouvrira à 15 heures. Petites chicaneries du côté mongol, deux heures pour le passage, qui sera par contre très rapide du côté russe. De plus en plus, les frontières russes nous surprennent!

 

ULAAN-UDE, première ville en Sibérie

 

 

Consulat de Mongolie à Ulaan-Ude



 

 


En Sibérie, c'est le printemps qui commence : les lilas sont à peine en fleurs et pourtant le soleil chauffe déjà bien. C'est la troisième fois que nous voyons les lilas en fleurs au cours de notre périple L'hiver est long, le printemps très court se fond avec l'été. Klaus se demande si dans 15 jours, au moment de quitter la Sibérie, nous ne serons pas en automne.....

 

 

Fontaine dans un village

 


Les petites montagnes sont recouvertes de forêts qui étaient encore rares en Mongolie. Tout est vert! On se croirait dans les Vosges! Les montagnes se suivent dans le lointain, et plus on s'éloigne plus le vert devient bleu; vraiment comme les Vosges.


Ici, ce sont de forêts de pins, de bouleaux et d'autres arbres encore qu'un certain Didier n'aurait pas de mal à identifier, remarquant si les feuilles sont à poil ou à dents!

 

 

 

 

 

 

Porte-containers trans-sibérien..........

 


Et puis en Russie, nous sommes encore sur le goudron qui se déroule depuis Ulaan-Bataar et nous repose des pistes poussiéreuses et secouantes du reste de la Mongolie.

 


Nous retrouvons tout de suite les maisons russes en bois et colorées, ces petites maisons que j'adore et ne me lasse pas d'admirer et de ….photographier, souvent au vol, quand nous roulons « à toute vitesse ».

 

 


Il se dégage de ces maisons une douceur de vivre et une chaleur que l'on imagine. Nous sommes là sous le soleil ou sous la pluie, mais la température est à plus de 8°, et monte jusqu'à 25° ; ces maisons offrent un asile douillet aussi en hiver quand les températures descendent à – 50°. Nous essayons d'imaginer l'hiver ici, mais ce n'est pas facile avec nos repères européens et la douce température du moment.

 

 

Kiosque dans un village. On peut tout y acheter: journaux, ou cigarettes ou pain ou glaces...La toute petite fenêtre non grillagée au centre est l'unique surface de contact entre le vendeur et l'acheteur qui est obligé de se plier en deux!


Nous longeons la Selenga, une rivière qui prend sa source en Mongolie, et qui, grossie de tous ses affluents que, pour certains, nous avons déjà rencontrés sur notre parcours mongol, va se jeter dans le lac Baïkal par un delta si large que celui du Rhône en Camargue fait allure de gamin!

 

 

 

Station service dans un village....

 

 

 

Nous roulons au milieu des marais jusqu'à un charmant village et soudain, il est devant nous, immense, bleu, magnifique : le lac Baïkal!

 

 

 

Grande émotion! Ce lac représente pour nous le but de notre voyage, en même temps qu'un rêve qui soudain se réalise, en même temps que plein d'autres choses qui sont au fond de nous sans pourtant se révéler. Oui, le lac Baïkal, c'est vraiment quelque chose et nous savons notre chance de l'avoir là, sous nos yeux......

 


Nous cherchons un endroit pour nous arrêter et le hasard nous fait prendre une piste qui nous amène à....... un centre touristique russe! Heureusement pour nous, les vacances commencent à peine et il n'y a que peu de monde.

 

 

 

 

Boutique d'un vendeur de poissons au bord du lac Baïkal  : aujourd'hui, jour de congé!

 


Les pêcheurs mettent leur bateau à l'eau pour commencer la saison ; quelques touristes du coin viennent tremper leur canne pour la rafraîchir. Ils ne prendront pas beaucoup plus de poisson que nous (nous pas du tout!), mais ces rares poissons ne seront pas plus grands que des sardines et pour le miaou nous disent-ils. Heureusement que nous n'avons rien pêché car nous n'avons pas notre chat ici! (en plus Minerve, notre chat, n'aime pas le poisson....)

 


A cet endroit, le lac est entouré de bancs de sable, ce qui en fait un endroit idéal pour la baignade, mais il faut se coucher dans l'eau car l'absence de profondeur ne permet pas de beaucoup nager, mais pour cela l'eau est moins froide. Il ne fait trop chaud non plus, ce qui fait que les polaires voisinent avec les maillots de bain.

 


Nous n'avons pas fait attention et ne les avons pas vus venir. Par régiments entiers, en rangs serrés. Inconscients, nous avons laissé les portes de notre domicile grandes ouvertes, et lorsque je les ai reconnus, ils étaient déjà là! Je me précipite vers le fourgon, demande à Klaus s'il les as vus; il lui semblait aussi qu'ils étaient arrivés......

 


LES MOUSTIQUES!!!



Aussitôt, la moustiquaire est tendue devant la porte, la chasse commence à l'intérieur. L'extermination est totale. Pendant la nuit, deux rescapés font sournoisement entendre leur « bzzzzzzzzz » au-dessus de ma tête. A l'aide de ma lampe électrique, j'ai raison de ces deux imprudents.

 


Au matin, ils étaient plus nombreux, très nombreux même, qui s'étaient insinués à force de contorsions à travers la grille de la fenêtre de toit. Iil y en a d'autres, encore très nombreux à attendre le passage. Klaus démarre le ventilateur et … projette tous ces inconscients vers l'intérieur! Il s'en suivra un rude combat, que dis-je? un massacre, dont nous sortirons victorieux, les mains ensanglantées de notre propre sang, les rideaux déjà forts teintés par la poussière mongole arborant les traces de la bataille.

Mais devant la porte latérale, tous les copains s'étaient donné rendez-vous et essayeront un passage en force dés l'ouverture. Un homme averti en vaut deux! La moustiquaire devant la porte sera le deuxième homme et fera un barrage efficace.....



Petite visite de lycéens lors d'une sortie scolaire.

 


Le ciel est capricieux et les journées ensoleillées alternent avec des journées pluvieuses. Et quelle pluie! Nous profiterons de ces journées pour aller à Irkourtsk.

 

 

 

 

 

 

IRKOUTSK

 


Le soleil est de nouveau là et chaud. Les femmes sortent tout de suite leur tenue d'été, tee-shirt dos nu ou très décolletés, bermudas ou short très courts, robes légères.

 

 


Irkoutsk est une ville agréable, si ce n'est les embouteillages permanents. On sillonne la ville à pied, rues piétonnes, marché superbe et très propre comme toujours.

 

 

 

 

 


Les vieilles maisons de bois, parfois très sculpté, alternent avec les maisons de briques plus récentes.



Il n'y a pas de super grand building, tout en vitres par exemple, comme on trouve dans toutes les grandes villes. Il règne ici un petit côté traditionnel très plaisant.

 


Une très grande rivière, l'Angara, s'écoule du lac Baïkal et traverse Irkoutsk. Elle est large, le courant fort et est parsemée de petites embarcations à moteur où des pêcheurs pêchent toute la journée. Tous les soirs, les habitants s'y retrouvent pour se promener et les jeunes s'y rencontrer.

 


Nous restons au bord du fleuve et, chaque soir, devant nous se déroulent de magnifiques couchers de soleil, comme tous ceux sur le lac Baïkal.

 

 


Car Irkoutsk est à 60 km du lac. Pour nous rendre au lac, nous remontons la rivière Angara, par la route bien sûr, et voyons soudain devant nous d'épais nuages très bas. La température se met à descendre très rapidement : de 19° nous passons à 8° en moins d'un kilomètre. Nous approchons du lac. Les russes appellent cette zone du lac le congélateur. Nous arrivons au lac, il est recouvert d'un brouillard et nous ne voyons pas bien loin. Mais l'atmosphère qui y règne est assez mystérieuse...

 


 

 

Vendeur de chachliks au bord du lac dans un village très touristique!

 

 

Chaudron de plov, plat d'Asie Centrale    Manger en Asie Centrale

 

 

 

Beaucoup de touristes russes, bien emmitoufflés, des bateaux de pêche qui emmènent les touristes. Quand le brouillard se lève, le lac apparaît, magnifique comme toujours.

 

 


Nous ne dormirons pas dans le congélateur mais près d'un bras de la rivière où nous passerons deux agréables journées.

Retour à Irkoutsk.


 

Publicité pour un cabinet dentaire : Centre de Stomatologie

 

 

Sur le plan de ville, nous voyons qu'il y a le petit « i » signalant un office de tourisme. Bonheur! A part à Ulaan Baatar, nous n'avons vu que l'ombre d'un office de tourisme à Khiva, en Ouzbékistan. Nous traversons la ville, à pied bien sûr, et arrivés sur les lieux, nous nous trouvons devant une magnifique maison de bois devant laquelle on retrouve le « i ».


Nous entrons dans la cour, faisons le tour des bâtiments mais ne trouvons pas l'ombre d'un office de tourisme. Une femme sort d'une des maisons, nous demande, en russe bien sûr, si nous voulons voir le musée. Elle ne parle anglais et ne semble pas savoir ce que c'est qu'un office de tourisme. Bon moyen pour diriger les touristes vers le musée qui nous coûtera 100 roubles (2,5 €) alors que le tarif affiché, sans doute pour les russes, est de ….15 roubles.

 


Un peu dépités, toutes nos questions restant sans réponse, nous repartant en pleine chaleur rejoindre notre logis au bord de l'eau.

 

 

 

Il y a beaucoup d'embouteillages à Irkoutsk . Ici, un petit accident matériel : tous les tramways sont bloqués tant que le constat n'est pas fni, ce qui peut prendre des heures! L'accident a eu lieu devant un hopital et, une ambulance voulant sortir, ce sont plus de 10 tramways qui ont reculé pour lui laisser le passage!

 

 

 

 

Retour vers la Mongolie!



Nous reprenons la route vers Ulan-Ude et la Mongolie. Dans un village où nous nous arrêtons, face au lac, nous aurons beaucoup de visites. C'est dimanche, dés le matin les gens consomment beaucoup de vodka. Ils nous en demandent aussi, souvent de manière insistante, et quand nous leur disons que nous ne buvons pas d'alcool, ils montrent que ce n'est pas un problème, il suffit de leur en donner..... Nous imaginons que nous ayons servi un verre au premier, tout le village se serait trouvé devant le fourgon pour une distribution gratuite!!!!

 


Le poisson du lac Baïkal est l'omoul. Ce poisson ressemble à une truite, est délicieux et se consomme frais mais surtout déjà un peu salé ou alors fumé. Nous en avions mangé à Irkoutsk, frais et fumés, puis la veille trois achetés au bord de route où les vendeurs sont très nombreux, plus un quatrième : « cadeau pour les françouss », plus un cinquième moitié salé, cadeau à Irkoutsk . Nous ne le savions pas mais les frais étaient aussi déjà salés. Deux litres d'eau n'avaient pas suffit à étancher notre soif pour la nuit! Et le lendemain on nous demande : « Connaissez-vous les omouls? » Nous avons bien répondu que l'on commençait à avoir une petite saturation, on nous en amène quand même trois, plus un fumé. Cette fois on les dessale avant de les cuire!

En fait, les omouls se pêchent au filet, ce qui fait que les pêcheurs du bord de lac n'en pêchent jamais. Mais au filet, c'est en grande quantité et les habitants en consomment beaucoup, de même que les touristes russes qui les achètent fumés ou salés par kilos!

 


Nous aurons mangé en Sibérie tous les poissons qui nous ont fait défaut en Mongolie et nous avons même pris une petite avance …..



Un homme s'approche et nous invite dans sa datcha. Séduits par sa tranquillité et sa gentillesse, nous le suivons; ce qui nous permet de pénétrer dans une de ces jolies maisons de bois. Les échanges ne sont pas faciles mais se font quand même, même si on n'est pas sûrs au fond d'avoir vraiment tout compris. Il nous invite à nous installer chez lui, nous propose à manger alors que nous sortions de table.

 


Puis il nous demande : « Connaissez-vous les omouls? » et nous amène des poissons crus à côté du repas. Nous serons impolis, nous n'y toucherons pas et nous contenterons de deux rondelles de pommes de terre (nous venions de manger encore 4 omouls pour midi!!!!!!) La vodka est aussi du programme, et nous devons insister en disant que nous allons conduire pour qu'il ne remplisse pas nos verres. Klaus cependant n'échappera pas à son verre rempli deux fois, un minimum....

Nous ne donnerons pas suite à son invitation car nous prenons la route le jour même, mais... si nous revenons......

 


Nous allons quitter la Sibérie, nous promettant d'y revenir plus longtemps. Contrairement aux idées reçues, les russes sont des gens très ouverts, très agréables et accueillants. Beaucoup viennent nous voir, et repartent lentement en disant « nié panimaet », ne comprend pas. Il faut dire que quand ils parlent, c'est en général très vite. Parler lentement est pour eux chose impossible; quand on le leur dit qu'ils parlent trop vite, ils éclatent de rire et le débit de paroles augmente encore!! Il est urgent de faire de gros progrès et d'élargir le vocabulaire.

 


On est aussi très libre en Sibérie : nous n'avons pas eu un contrôle de police , il n'y a pas de problèmes pour photographier, nous allons où nous voulons et parlons avec qui nous voulons. C'est une région à découvrir en prenant son temps. Nous n'avons eu qu'un aperçu mais nous y reviendrons!

 


 

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 14:05

ALMATY

Dans un tres joli cafe ou nous avons la Wi-Fi gratuite, deux francais de nos ages tapent un peu plus loin sur leur ordinateur.... Ils font leur blog! En effet, la plupart des voyageurs, comme nous, font un blog pour faire participer à leur voyage famille et amis. Nous restons dans ce cafe avec Pat et Marie, parlant de nos voyages. Ils ont un 4X4 avec cellule « mini camping-car ». Nos chemins se croisent à Almaty, ils descendent ensuite vers le sud au Kirghistan, nous montons vers le nord, la Mongolie. Nous passerons ensemble  une bonne journee. Nous promenant dans la rue, un homme s'approche de nous et nous demande en francais si nous cherchons quelque chose. Apres quelques echanges, Patrick a la bonne idee de lui demander s'il sait ou nous pouvons laver notre linge, la tres grande preoccupation de tous les routards. Ce monsieur belge, Jon, et sa femme chinoise, Qing, nous invitent à laver notre lessive chez eux. Qing, toi qui va surement lire ces lignes, tu ne peux imaginer la reconnaissance que nous avons pour Jon et toi, pour votre accueil, votre gentillesse. Ces heures passees en votre compagnie ont ete pour nous, comme pour Marie et Patrick nous sommes surs, un tres grand moment. Et Jon nous a appris beaucoup sur le Kazakhstan ou il travaille depuis deux ans. Nous te souhaitons plein de bonheur avec cette petite fille qui doit naitre les jours prochains. Nous regrettons que tu ne soies pas à Almaty lorsque nous reviendrons dans trois mois.



Quelques chevaux a l'arret de bus.....

Nous reprenons notre route plein nord pour arriver d'abord à Semei, derniere ville du Kazakhstan, puis la Siberie. De Semei, nous parlerons au retour car il y a beaucoup à dire sur cette ville..... Le soir à Semei, on se promene en tee-shirt, les gens dinent sur les terrasses; c'est l'ete.

Une journee de route, passage en Russie, la Siberie. Le lendemain, au reveil, nous voyons les gens emmitoufles de longs manteaux, chapeaux bien enfonces sur les oreilles. Il fait 4°, nous sommes retombes en hiver.....



Pourtant la vegetation est exuberante, du vert partout, un printemps qui explose à des temperatures d'hiver. Nous sommes submerges par ce vert, ce n'est pas le meme que dans le sud de l'Ouzbekistan.



 Ici, les arbres, bouleaux, pins, peupliers , se regroupent en forets , en haies separant les immenses champs juste laboures pour la plupart. Ils sont tres hauts, magnifiques avec leurs feuilles vert tendre nouvellement ouvertes. L'herbe est grasse, haute; et partout de l'eau, de l'eau! Les pres sont detrempes, inondes; les rivieres roulent un flot tumultueux, les fleuves, majestueux et immenses, debordent sur les berges.



 Les arbres sont en fleurs aussi; les lilas ne sont pas encore tous ouverts, les pommiers en fleurs font une haie d'honneur au ruban d'asphalte; et, dans les pres, les coucous ont remplace les coquelicots. Et nous roulons dans ce paysage ou se declinent toute une palette de verts, des plus tendres aux plus fonces. Que la nature est belle!!




Barnaul, premiere grande ville siberienne. Nous sommes surpris par la modernite de cette ville, ou les petites maisons en bois traditionnelles cotoient les immeubles modernes. Toutes les villes d'Asie Centrale sont modernes, propres, la circulation est ici plus intense. Mais il pleut, il pleut toujours!













Les russes, comme tous les habitants de l'ex URSS, adorent manger des glaces, et ce, quelque soit la temperature!


 Nous avons tout d'abord vu deux points qui se distinguaient sur la route et qui peu à peu se precisent : »Des velos! » Leur forme bossue nous montre bientot que ce ne sont pas des locaux mais des velos de voyageurs charges de sacoches. Sous la pluie, ils pedalent tete baissee. Nous les doublons, puis nous arretons un peu plus loin; je descends du fourgon; ils nous depassent lentement, elle se retourne, et dit : « Phil! ce sont des francais! » Leurs visages s'eclairent; nous nous embrassons ; je leur demande : »Vous allez en Mongolie? » Question inutile ; sur cette route on ne peut aller qu'en Mongolie ; 8oo km plus loin.





Ils viennent dans le fourgon à l'abri prendre un cafe. Il doit etre 11 heures. Ils ne repartiront qu'à 18 heures, le visage illumine du bonheur de cette rencontre fortuite. Et nous voyons ces courageux cyclistes partir en pleine forme sous un petit crachin, eux qui sont en route depuis decembre dejà et ont connu la pluie en France, le froid partout jusqu'à l'Iran. Dejà 8000km de pedalage, de quoi faire rever les plus aguerris de nos cyclistes (Juliette et Gerard, Christian, et bien d'autres....)




 Il n'hesitent pas, quand la necessitéeou l'occasion se presente, à faire un petit bout en bus ou en stop dans un camion. Ils sont super et nous les admirons ; nous ne pourrions jamais voyager dans de telles conditions, la pluie surtout ( le velo, nous en avions fait il y a longtemps, mais c'etait au Sri Lanka, au chaud). Nous sommes donc repartis dans notre fourgon bien chaud et avions une grande pensee pour Colette et Philippe à chaque averse, chaque eclaircie. La nuit, il y a beaucoup plu; nous les imaginons dans leur tente sur le sol detrempe et le lendemain, il faut remettre les vetements mouilles et plier une tente trempee...


 Nous apprecions notre confort. Peut-etre arriverons-nous à nous retrouver vers Ulan-Baatoor dans un mois ou deux?


 La pluie, toujours la pluie. Le paysage reste magnifique cependant. Nous montons en altitude et passons un col à 1700 metres. Il neige. La temperature est descendue à – 3°.



Nous sommes maintenant arrives à la derniere ville de Siberie.150 km nous separent de la frontiere ; cette nuit et ce matin, il a un peu neige.


Le grand plein de diesel avant la Mongolie!

Nous voici en Mongolie, nous sommes dans un paysage lunaire; tout est sec, pas de vegetation, pas d'arbre, un vent qui balaie tout. Les troupeaux sont tres bien habilles; les yacks ont fait leur apparition, leurs longs manteaux de fourrure noirs ou blancs trainant jusqu'à terre. Nous faisons triste mine avec notre petite veste gore-tex!!!!!




 Les montagnes sont dans les roses, violets, bleus. Le paysage ressemble à Band-iAmir en Afghanistan, au Ladakh aussi. Du mineral pur.




Nous nous retrouvons sur la piste, tole ondulee d'abord, puis de plus en plus reduite. Pas de reperes, pas de poteaux indicateurs, nous suivons les traces d'apres la direction plein sud donnee par la carte. Nous sommes absolument seuls sur cette piste. Un controle GPS nous montre que notre direction est bonne et nous nous trouvons tout à coup au debut d'une route goudronnee toute neuve qui nous permet de franchir rapidement les derniers 30 km qui nous separent de Olgï, premiere etape mongole.




Nous accusons une certaine fatigue avec de plus une bronchite qui traine en longueur et nous empeche de bien profiter du voyage. Nous esperons pouvoir trouver un endroit tranquille pour nous reposer un peu, pecher, lire, dessiner et peindre, nous promener,….... C'est un peu rate pour le moment car un vent violent souleve des nuages de poussiere et de sable, avec une temperature pas tres elevee (5 à 8°). Nous sommes bien au chaud dans notre fourgon.

 Le mois de juin approche; nous n'avons plus de reperes quant aux saisons, car nous passons en l'espace d'une journee de l'hiver à l'ete,  puis de l'ete à l'hiver. Les mois de l'annee ne signifient plus rien d'autre que des dates d'entree et de sortie de pays, de visas à respecter, mais plus de saisons ou de reperes de la nature.  Nous nous dirigeons vers le desert de Gobi, l'endroit le plus extreme au monde : - 40° en hiver, et + 40° en ete .  Ces temperatures ne sont qu'approximatives car nous sommes surs qu'elles sont largement depassees dans un sens comme dans l'autre. Nous verrons si nous y sommes en ete ou en hiver (nous esperons quand meme trouver un peu de chaleur...)


 

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 07:42



CLIN D'OEIL A ANTOINE ET NICOLAS!!!!!







En quittant Elista, nous avons vu ce magnifique temple boudhiste inaugure en 2006 par le Dalai-Lama.






La route entre Elista et Astrakhan nous fait découvrir la steppe, uniforme, herbe rase , totalement plate; un peu monotone il faut bien dire! Des vaches « fourrées » font leur apparition, des moutons et des chèvres angora aux longs poils blancs et quelques chevaux.



 

D'Astrakhan je ne connaissais que toques et manteaux... C'est aussi une ville sur la Volga dont les nombreux bras se jettent ici dans la mer Caspienne. A l'entrée de la ville, beaucoup de pêcheurs jettent leurs lignes quelques 20 mètres plus bas.

 

 

 De petites barques de pêcheurs voguent aussi sur le fleuve. Du poisson, il doit y avoir et du beau! Avant d'entrée dans la ville, nous avons aperçu un charmant ruisseau bordé de saules comme le « Terroint « de mon enfance.... Nous avons pensé que l'endroit serait idéal pour passer la nuit, et pêcher un peu. Un pêcheur sort juste devant nous un très gros poisson de la taille d'un bon brochet; encourageant! Mais en nous approchant, nous découvrons que la rive est un dépotoir! Nous avons passé la nuit un peu plus loin.... et pas sorti nos cannes.

 

Nous n'avons pas été au centre d'Astrakhan, le centre moderne j'entends. Le besoin de faire quelques provisions nous a fait arrêter près d'un marché, fuyant ainsi les embouteillages du centre ville (première ville d'ailleurs où nous avons retrouvé nos embouteillages). Nous promenant un peu, dans des quartiers assez populaires, nous avons découvert des rues bordées de maisons de bois, assez délabrées pour la plupart, mais qui à leur époque, avaient dû être jolies.

 

 

 Parfois, le sol effondré les font apparaître totalement bancales, d'autres fois, de jolies sculptures subsistent. Au milieu de ce quartier assez étendu, des immeubles poussent  et remplacent ces maisons d'un autre âge, et c'est avec un peu de tristesse que nous prenons ces photos, témoignage d'un monde qui dans quelques années n'existera certainement plus.

 

 

Au milieu de ce quartier, une superbe église orthodoxe. Les églises sont toujours chauffées, un parfum léger d'encens y plane, et l'activité y est toujours grande.



 Des femmes nettoient les bougeoirs toujours très garnis, on frotte le sol, le lave,... et aussi on chauffe l'eau dans la bouilloire pour le café des travailleurs de l'église! Les gens y parlent assez fort, alors que les fidèles se recueillent sur l'une ou l'autre des icônes. Un petit mouchoir est d'ailleurs placé sur chacune d'elle afin de pouvoir « nettoyer » la vitre que l'on aura embrassé. Les dévotions sont souvent fort démonstratives : nombreux signes de croix (à l'envers des catholiques bien sûr!), on s'allonge sur le sol, plusieurs fois, on embrasse icônes et croix. Dans les églises, il n'y a pas de siège, pas de prie-Dieu; on est debout devant l'icône de son choix, on peut d'ailleurs aussi faire la tournée de toutes! Les fidèles passent et s'en vont pendant les offices. Et en quittant l'église, déjà dans la rue, on ne manquera pas de se retourner pour faire encore trois ou quatre signes de croix. Beaucoup de sérénité se dégagent de ces églises.

 



Elles sont très décorées, en général de couleurs pastel, genre crème glacée. Murs et plafonds sont recouverts de peintures de scènes de la vie du Christ, de saints ou d'anges. Derrière l'autel se dresse un panneau qui peut être soit en bois, soit totalement doré, comme nos églises baroques. Dans ce panneau qui recouvre presque tout le mur, s'ouvrent des petites portes et une grande porte au milieu laisse entrevoir tout au fond le pope qui officie au milieu du choeur. L'ouverture de la porte est juste suffisante pour voir l'officiant, le mystère de ce qu'il y a autour de lui reste entier...

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 17:01


A la frontière russe, on nous donne dans le ferry un formulaire à remplir dont, malgré ma bonne volonté d'élève studieuse, je ne comprends pas un mot! Arrivés à la frontière, personne ne semble décidé à nous aider à remplir ce formulaire (qui devient un peu notre obsession). Peu à peu, nous sentons que l'atmosphère est loin de ce que nous avons imaginé, et que notre passage est en fait un grand divertissement! Les policiers pouffent de rire quand un des leurs se hasardent à dire un mot en anglais, et nous aurons, pour remplir les formulaires, des femmes, police et douane, d'une grande gentillesse et parlant allemand. La visite du fourgon sera l'objet d'une grande curiosité, pas du tout   inquisitrice. Le soir, nous étions épuisés nerveusement, un vent glacé soufflait ; nous avons dormi à la frontière. Dormi est d'ailleurs vite dit! À côté de nous une usine a fait fonctionné un train toute la nuit, quasiment sans interruption!!!!

 

Nous avons découvert la Russie.
Surprise pour les routes : elles sont en très bon état, même les plus petites. Seuls les passages à niveau présentent des trous gigantesques, en fait des ralentisseurs économiques et ….efficaces!

Il y a beaucoup plus de voitures qu'en Ukraine, la conduite est également plus rapide et plus « sportive »!

 

 Dans les villes et villages, les petites maisons continuent de s'aligner sur le bord des routes, dans le même style qu'en Ukraine, mais les maisons sont plus spacieuses, plus colorées encore, les fenêtres plus grandes et les fenêtres et façades souvent décorées, comme si, pour un modèle de construction uniforme, chacun met sa petite marque personnelle. Il y a beaucoup de maisons en petites briques, cubiques pour la plupart. L'ensemble fait penser à nos cités minières, en plus coloré cependant.

 



D'immenses champs de blé verdissent le paysage de leurs jeunes pousses, et dans les autres champs non encore semés, une grande activité règne soit par les tracteurs, soit par les nombreux paysans courbés sur la terre.


Les russes sont plus aimables et plus facilement souriants que les ukrainiens, mais ils parlent aussi beaucoup plus vite. La visite au marché a été une grande attraction pour tous et partout, de grands sourires découvraient les « dents en or », très appréciées encore par ici! Fait curieux, quand je dis que je ne comprends pas le russe, les femmes se mettent à me parler de plus en plus et de plus en plus vite!! et cela se termine toujours par un grand éclat de rire de part et d'autre. Sympa.

La Russie, plus encore que l'Ukraine, est extremement propre, pas un papier dans les rues, pas une crotte de chien sur les trottoirs malgre les tres nombreux chiens errants (mais comment font-ils???). Les marches de legumes, viande ou poisson sont impeccables et donnent envie d'acheter. D'ailleurs, nous allons presque chaque jour nous ballader dans un marche-souk, notre grand plaisir a tous deux depuis toujours! et nous n'avons toujours pas ete dans un supermarche, pourtant tres nombreux.

La Russie semble plus aise que l'Ukraine, les grosses voitures neuves y sont nombreuses, les gens sont tres bien habilles, et il n'y a aucun mendiant comme a Odessa ou Lviv en Ukraine.

Nous avons eu une grande surprise en arrivant a Elista, a 300 km d'Astrakhan, de voir que la presque totalite des habitants etaient de type mongol. La mongolie, deja! alors que nous venons a peine de quitter l'Ukraine!



Des pagodes, des statues mongoles, des temples boudhistes, stupas et drapeaux...nous voila tout d'un coup dans un autre pays.



La raison serait qu'il ya environ trois cents ans, des mongols auraient emigre ici. Pourquoi??? mes connaissances en russe et celles en anglais de la part d'un chinois rencontre ici et venu apprendre le russe, ne nous a permis d'en savoir plus...








Neanmoins, la ville est magnifique surtout sous le vrai ciel bleu de la Mongolie!



Petite note de l'auteur : dans la derniere partie du texte, il n'y a plus d'accent. Ainsi sont faits les claviers russes.....
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