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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 07:28

Pour en savoir plus   :

CARTES DU VOYAGE : KIRGHIZSTAN ET TADJIKISTAN

Présentation du Tadjikistan




27 Septembre.Nous quittons Korog pour rejoindre Dushanbe.




De temps en temps, une carcasse de char au bord de la route.....

Nous savons par tous ceux qui nous ont précédés que la partie nord de la route est exécrable. Nous décidons donc, moyennant un surplus de quelques dizaines de km, de continuer de longer la frontière afghane vers le sud jusqu'à Kulab, puis de remonter vers Dushanbe. Pour les 65 premiers km, nous aurons environ 30 km de bon goudron et … 35 km de plus qu'exécrable!!! Qu'avons-nous gagné? Deux journées tous seuls sur la route, la compagnie de la frontière afghane un peu plus longtemps et des routes très difficiles.

 



Tout le long du trajet depuis que nous avons rejoint la frontière afghane des centaines de km plus tôt, nous voyons sur le côté afghan un sentier « des douaniers », la plupart du temps creusé dans la falaise. Il est accroché au-dessus du flot tumultueux de la rivière Pianj ; parfois, lorsqu'il n'est pas possible de le creuser dans le rocher, quelques planches permettent un passage vertigineux. Les amateurs de via ferrata et de canyoning y seraient aux anges mais … ici, point de main-courante, de parapet ou de possible assurance. Un faux pas et c'est la chute vertigineuse dans le flot bouillonnant. Nous y voyons pourtant cheminer des ânes bien chargés accompagnés de familles ; tous marchent d'un bon pas et nous les suivons des yeux de l'autre côté de la frontière.




C'est avec émotion que nous nous séparerons de la rivière-frontière et passerons notre dernière nuit près de l'Afghanistan. Bye bye Afghanistan!

Assis sur un rocher, nous regardons la « dangereuse » Afghanistan à quelques dizaines de mètres de nous, nous sommes sur la route de la drogue, des soldats armés patrouillent sur la route et passent derrière nous; pourtant, nous ressentons un sentiment de sécurité et de sérénité extraordinaire. Impossible à expliquer.





 

Nous arrivons à Dushanbe. En guise de bienvenue, nous sommes arrêtés par un policier qui voudraient nous faire passer pour des terroristes sans doute. Notre cas est grave ; il est vrai que nous avons emprunté 10 mètres de route réservée au Président de la République. C'est du moins ce qu'il a dit car aucun panneau ne l'indiquait. Notre patience en viendra à bout.



 

Comme toutes les capitales d'Asie Centrale, Dushanbe est une ville assez moderne, propre et sans âme. Quelques monuments à la gloire de politiciens et de poètes d'une autre époque, des jardins avec beaucoup de fleurs et de jets d'eau.



 Un lac près d'un parc où se trouvent de nombreux manèges rouillés et d'une autre époque, mais qui ne désemplissent pas le dimanche matin, et des tas de petits restaus servant des chachliks et autres brochettes.



 

Beaucoup de monde s'y promène en famille et une ambiance de gaieté règne ici.






Nous restons près de 10 jours à Dushanbé pour attendre notre visa ouzbek. Nous ferons entre-temps des petites excursions à Hisar, ville très ancienne à 30 km de la capitale.





 Puis dans la vallée de Karatag, en montagne, pour fuir la chaleur de Dushanbé. En effet, le 1er octobre, nous notons 34°. La tempérture baissera les jours suivants de façon notoire.

 

L'ambassade d'Ouzbekistan est le lieu d'intéressantes rencontres avec d'autres européens en particulier Paul, un ingénieur espagnol qui travaille dans l'installation de circuits d'eau dans les montagnes, depuis 4 mois déjà, et que nous retrouverons à Samarcande. Il nous fait faire connaissance avec Scillia, hongroise, et son mari, slovène, qui travaillent dans une ONG à Dushanbé. Nous passerons une magnifique soirée, d'autant plus que Scillia ressemble beaucoup à mon amie Marie-Camille, dont elle a la gentillesse et douceur de la voix.

 


Sur cette phoyo, chacun a une autre nationalite. C'est cela, les rencontres...

Dans les restaurants tadjiks, ouzbeks et kirghizses, on mange sur des sortes de grands lits où il faut prendre garde de ne pas mettre les pieds sur la table, c'est à dire devant soi. On y ajoute parfois une petite table, ce qui permet à nos jambes européennes d'avoir un peu plus de confort. Après le repas, on enlève la table et ….pourquoi pas une petite sieste?


 

 

Nous quittons Dushanbe par une route terrible!! Il faut passer un col à 3400m, et un tunnel a été creusé. Mais des problèmes d'infiltration ont obligé à le fermer et à passer de nouveau par le col dont la route n'est plus entretenue puisqu'il y a le tunnel. Vous suivez? Il s'en suit que la route du col est en très mauvais état, bien que fréquentée par de  nombreux camions. Pour comble de chance, il neige au col! Heureusement, la neige ne reste pas sur la route car celle-ci pourrait vite devenir dangereuse.



Une tres bonne route est parfois intercalee entre deux troncons abominables....
 
 

Nous arrivons enfin à l'embranchement pour nous rendre aux monts Fan, un petit massif montagneux entre Dushanbé et l'Ouzbékistan, dont le point culminant atteint quand même 5500m.



La route est d'abord goudronnée, ce qui est reposant après la terrible route de Dushanbé; puis on arrive sur une piste qui se réduit de plus en plus et descend vers la rivière que nous devons traverser. Nous passons dans un village puis voyons quelques anciens se regrouper pour nous voir franchir le pont. Le pont....3 bennes de camion placées côte à côte. Nous ne savons pas si cela sera assez large, assez solide pour notre fourgon. Beaucoup d'hésitation. Le pont laisse deux centimètres de  chaque côté du fourgon. Je regarde le torrent dont le flot est rapide et la profondeur appréciable. Klaus se lance. Nous passons. La piste de sortie n'est pas très commode mais Klaus n'en est plus à cela près! Moins d'un km plus loin, nous voyons un magnifique pont, bien large, bien solide aussi. Nous avions quitté la bonne piste..... Pas de photo de cet élément d'un autre âge, la tension était trop forte.




Nous continuons notre piste vers la montagne pour atteindre les lacs Marguzor, le but de notre trajet.




Ces 7 lacs, échelonnés sur une quinzaine de km, entre 1600 et 2400m, sont de toute beauté. Le premier est d'un violet profond, qui devient vert sur les bords. Une teinte que nous n'avons jamais vue à un lac.




 

Puis , on verra du bleu foncé, du turquoise, avec les montagnes saupoudrées de neige fraîche en toile de fond.







 

Nous ferons des rencontres aussi. Les habitants sont très accueillants, très souriants. Un vrai bol d'air frais et de chaleur humaine.

 



J'aurais voulu pêcher quelques truites pour l'anniversaire de Klaus, mais je n'ai pas plus de chance que d'habitude, d'autant qu'avec l'ombre, le froid devient mordant.







 


Après deux jours dans les Monts Fan,



nous retrouvons Penjikent et la frontière dont le passage promet, d'après les expériences de précédents voyageurs, quelques difficultés....

Cela n'a pas manqué. Arrivés vers 11h30, nous quitterons la frontière tadjik à 16h. Entretemps, nous aurons eu de longues conversations avec le chef de la douane, entrecoupées de sordides discussions pécunières, et de tasses de thé accompagnées de confiseries. Nous avons finalement lâché nos 20 $, avec rancoeur, par principe, car c'est une sorte de racket! Je me suis quand même consolée en disant à Klaus qu'à une école de langue, un tel entrainement de la langue russe, m'aurait coûté beaucoup plus cher!!!!!

La frontière Ouzbek est heureusement franchie sans problème et nous arrivons de nuit, à 18heures, à Samarcande, où nous attendent Elisabeth et Jacques, rencontrés fin aout à Almaty, et avec qui nous serons toujours restés en contact.

 

 

 

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 15:02



Trajet Mongolie -Tadjikistan











KAZAKHSTAN-KIRGHIZSTAN-TADJIKISTAN






ROUGE  = article Pamir 1 (NORD)    JAUNE = article Pamir 2 (SUD)          VERT  = article Pamir 3 (Chok Dara)




Petite histoire : Il existe entre haut-savoyards et savoyards une rivalite bien connue. Le col des Aravis separe La Clusaz en haute- savoie de Flumet en savoie.
Pourquoi les habitants de la Clusaz ont-ils de grandes oreilles?
Parce que tout petits deja leur papa les souleve par les oreilles et leur dit :" Regarde comme c'est beau de l'autre cote du col en Savoie...."

Tout au long de notre trajet, nous avons suivi la frontiere chinoise et nous avons toujours ete separes de ce pays par de tres hautes montagnes. Nous n'avons jamais vu la Chine.
J'aimerais qu'un geant me prenne par les oreilles (avec delicatesse tout de meme!), me souleve et me dise :" Regarde , de l'autre cote, c'est la Chine..."

Pendant notre parcours au Tadjikistan, nul besoin de geant pour nous soulever. Nous avons suivi la frontiere afghane sur des centaines de km et par-dessus la riviere, nous avons pu contempler l'Afghanistan autant que nous le voulions...
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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 16:32

 

 

 

 

 

 

CARTES DU VOYAGE : KIRGHIZSTAN ET TADJIKISTAN


Présentation du Tadjikistan

 


La vallée de la Chok Dara, au départ de Korog, suit la rivière du même nom et part vers l'est entre la route de la vallée de Wakhan au sud et la Route du Pamir au nord. Elle permet d'approcher les prestigieux sommets du Pic Karl Marx et Pic Engels.


La route serpente tout d'abord à travers de jolis villages..

 

Nous franchissons de nombreuses gorges où nous rencontrons très peu de véhicules. Peu de villages aussi et nous devenons de plus en plus seuls.



Tout à coup, dans une gorge, nous croisons deux enfants d'environ 8 à 10 ans. Dans le désert humain où nous nous trouvions, ces deux gamins endimmanchés (ils revenaient de l'école) était une apparition tout à fait saugrenue! Le petit garçon se contente de se mettre sur le côté tandis que la petite fille se couche sur le sol, sans doute très effrayée par notre véhicule. Elle ne se relèvera que pour répondre à mon signe de la main. Le prochain village, d'où ils venaient de l'école, nous a paru très très loin! Il est vrai qu'à 20 km/h les distances ne semblent plus les mêmes qu'à 90.....


A partir de 3200m les arbres se font plus rares et il existe encore quelques champs de céréales. C'est ici aussi la période des moissons. Peu à peu on retrouve des véhicules qui font la liaison entre les villages plus nombreux mais très petits cependant.

 


Et puis, tout à coup, au fond d'une vallée transversale, on aperçoit un glacier qui doit être le Pic Karl Marx tant attendu. Mais les épais nuages gris ne nous permettent pas d'en voir grand-chose. Nous décidons donc de passer la nuit ici et d'attendre le beau temps du lendemain. Peu de temps après, on frappe à la porte et un homme et un enfant demandent à entrer. Ils vont passer une bonne partie de la soirée dans notre fourgon. L'homme voudrait nous vendre des rubis qu'il a trouvé dans la montagne, mais vu la mauvaise qualité des pierres, nous ne sommes pas acheteurs. Comme on avait parlé la veille de grenats, il est là lendemain matin avec des grenats, de toute aussi mauvaise qualité d'ailleurs!


Mais le lendemain, il fait très beau et les spectacle du Pic Karl Marx nous éblouit.


 

Le Pic Karl Marx 6700 metres

 


Nous ne savons pas encore qu'il va nous tenir compagnie pendant toute la journée, apparaissant au gré des vallées, avec son comparse, le Pic Engels, se dévoilant de plus en plus au fur et à mesure que nous montons.

 

A droite, le Pic Engels ,6500 metres, dont l'immense bloc arrondi est vraiment typique

 

 

 


Le Pic Karl Marx à gauche, le Pic Engels au milieu

 


La route est souvent très mauvaise, caillouteuse.



Ce qui nous pose un problème est la garde au sol de notre véhicule qui est assez basse et les roues petites. Avec beaucoup d'adresse, Klaus roule en équilibre sur les cailloux pour parer à cet inconvénient. Parfois, il ne peut éviter que les cailloux ne touchent et c'est en particulier la vidange de notre réservoir d'eaux usées qui est quelque peu abimée ; la perte d'étanchéité se traduit par la présence des petits glaçons qui s'y accrochent pendant la nuit.

 

 

 

Nous arrivons à un col à 4200 m où se trouve un petit lac. Des bergers sont encore présents avec leurs moutons. Enveloppés dans de grands foulards, on ne voit que leurs yeux.  Quand ils se dévoilent, leur visage est rouge violacé, brûlé par le soleil, l'air sec et froid. Ils ne connaissent pas les fruits et légumes frais dans cet isolement. Nous leur laissons quelques pommes et tomates, un trésor pour eux.....

 



 

 

 


Nous passons la nuit à 4200m sous la garde des Pics Karl Marx et Engels qui nous dominent majestueusement.

 

 

Le lendemain matin, Klaus ne résiste pas à grimper sur un sommet pour admirer la vue de plus haut encore!

 

 

Regardez bien, le petit point en bas au milieu, c'est le fourgon, là oùnous avons passé la nuit à 4200m.....



400 m plus bas, nous apercevons la Route du Pamir, goudronnée, qui verra la fin de notre laborieuse route.



Mais nous aurons encore bien des difficultés pour l'atteindre, du fait de la pente raide et de la piste très cailouteuse..

 


Sur le goudron, tout nous semble facile et reposant. Nous descendrons cette route du Pamir, en bon état, tout en contemplant le magnifique paysage.

Vers 3200m les arbres réapparaissent dans leur habit d'automne. Les couleurs jaunes, rouges et vertes de l'automne se mêlent au bleu du ciel et au vert émeraude ou turquoise de la rivière que nous longeons. Les villages brillent au soleil, les habitants nous saluent au passage. Tout est beau, tout est propre, l'air est merveilleusement clair et nous sommes bien.

Le soir, peu avant Korog, nous nous arrêtons au bord de la rivière et nous couchons, épuisés, à 19 heures pour immédiatement sombrer dans un profond sommeil.

 

 

 

Petite note : Vous avez vu beaucoup de photos des pics Karl Marx et Engels. Trop peut-être? mais n'oubliez pas que nous sommes venus, et vous avec nous, dans cette valléee de la Chok Dara pour les admirer! Maintenant, vous aussi pourrez les reconnaître au milieu de beaucoup d'autres montagnes.....


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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 16:28



CARTES DU VOYAGE : KIRGHIZSTAN ET TADJIKISTAN

Présentation du Tadjikistan


La Pamir fait la frontiere entre Tadjikistan et Afghanistan


20 septembre.

Nous arrivons à Khargush, camp militaire qui marque la frontière avec l' Afghanistan. Nous avons droit au traditionnel enregistrement des passeports. Devant nous serpente une charmante rivière verte, la Pamir ; l'émeraude de l'eau évoque certes la couleur mais aussi la transparence du gemme. De l'autre côté, c'est l'Afghanistan, une bande étroite de terre qui se termine en montagne verticale. Derrière cette barrière qui s'élève à près de 5000 mètres se trouvent les hauts sommets de l'Indu Kusch qui apparaissent au gré de vallées transversales.



Nous allons longer cette frontière sur des centaines de kms et pendant plus d'une semaine.

 

 

Visite "guidee" d'un ancien fort a Langar avec notre escorte...

 

Nous descendons tout d'abord plein sud en longeant la Pamir jusqu'à Langar. Là une autre rivière arrive d'Afghanistan d'est en ouest, la Wakhan, qui donnera son nom à cette magnifique vallée. Les deux rivières réunies s'appellent désormais la Pianj qui fera la frontière entre Tadjikistan et Afghanistan.

 

Du cote afghan, sur la bande etroite avant la montee vers les montagnes, se trouvent les villages au milieu de champs de cereales et de hauts peupliers.

 


La Pianj est une magnifique rivière, toujours très claire, toujours très verte. Son cours est rapide, mais sans remous et je rêve de descendre la rivière en canoë, découvrir les hauts sommets au détour des vallées... Klaus me ramène vite à la réalité en me rappelant que la rivière est la frontière entre deux pays où on ne plaisante pas et qu'un canoë ne saurait aller très loin avant d'être interpellé....

 


Nous nous arrêtons pour la nuit sur une petite butte. Devant nous, de hautes montagnes de l'Indu Kush se voient mal à cause de l'éclairage du soleil. Nous décidons de les voir au lever de soleil pour mieux les admirer. Le lendemain elles ont revêtu leur tenue de camouflage sous la forme d'un épais brouillard gris..... Plus conciliants, derrière nous, quelques glaciers du Pamir se laisseront deviner à travers les innombrables fils des lignes électriques.....

 

 

 

Nous visitons un ancien fort qui fait face a l'Afghanistan. De l'autre cote de la riviere, des paysans afghans nous font de grands signes de la main. Il y a meme un berger qui nous observe a la jumelle!

 

 

L'Afghanistan a gauche, le Tadjikistan a droite

 


Depuis que notre parcours a rejoint la Pianj, à environ 3000 mètres d'altitude, nous suivons une vallée étroite encadrée de deux murs quasi-verticaux de dressant au nord, au Tadjikistan, vers le Pamir, et au sud, en Afghanistan, vers l'Indu Kusch. Les montagnes qui encadrent cette vallée ont près de 5000m d'altitude. Dans cette vallée se trouvent une succession de petits villages entre lesquels sont des champs de céréales majoritairement. C'est la période des moissons. Elles se font sans machine et hommes, femmes et enfants sont dans les champs certains coupant à la faucille, d'autres en faisant tourner des ânes ou des boeufs qui piétinent les céréales pour extraire les grains,



les derniers lançant à la fourche les grains extraits pour les séparer des brindilles.



Tous nous font de grands signes de la main, ou...avec leur faucille! avec de magnifiques sourires. Les hommes, surtout les vieux, nous font un signe de tête en mettant la main sur le coeur.

 

 

 

Cote afghan, les memes scenes se produisent. Sur le toit des etables se dressent des pyramides de foin, tres typiques. Nous verrons les memes plus loin aussi au Tadjikistan.  Les maisons d'habitation sont pratiquement toutes en terre avec tres peu d'ouverture.

 

Nous arrivons ainsi à Korog, la première grande ville que nous rencontrons au Tadjikistan, et qui est la capitale du Pamir. Nous y retrouvons un marché très animé, des fruits et légumes en abondance alors qu'il n'y avait rien dans les montagnes du Pamir. Korog est une ville agréable, avec un grand parc où il fait bon se promener à l'ombre des arbres et dans la fraîcheur du torrent descendant en direct des glaciers du Pamir.

 

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 16:13




CARTES DU VOYAGE : KIRGHIZSTAN ET TADJIKISTAN

Présentation du Tadjikistan


Le 16 septembre nous quitons Sari Taj au petit matin pour le Tadjikistan. Le poste de frontière kirghizse n'est qu'à une trentaine de kilomètres de Sari Taj et nous y parvenons par une vallée laissant apparaître de jolis glaciers. Entre la frontière kirghizse et la frontière tadjike, il y a environ 20 km et un col à 4282 m d'altitude.





A la frontière kirghizse, nous demandons à des conducteurs de camions locaux si la route st enneigée et si elle est bonne. Pas de neige et route « karacho » nous répondent-ils. Nous voilà tranquillisés.... En fait la Pamir Highway est une route tantôt goudronnée, tantôt piste en bon état en général. Elle ne présente aucun problème même à des altitudes élevées.



 Au poste frontière tadjik, un militaire nous dit qu'il neige en hiver, mais que le vent est tellement violent que la neige est aussitôt emportée. On imagine les congères sur la route …..



 Nous resterons à plus de 3500 m d'altitude pendant plus d'une semaine, en passant chaque jour des cols entre 4000 et 4600 mètres. Des sommets du Massif du Pamir et ensuite du Karakorum, de 5000 à 6000 mètres et plus parfois, se dévoilent et se cachent sans cesse tout le long de cette première partie du trajet de la route du Pamir de Sari Taj à Langar.



Sur tout le trajet de la Route du Pamir, de grands camions chinois, en groupe de deux ou trois en general, circulrnt pour amener leurs marchandises jusqu'a Korog. La,elle sera transferee dans les camions tadjiks qui l'achemineront jusqu'a Dushanbe.



Après avoir avoir passé le poste de frontière Tadjik, lequel se trouve dans de grands réservoirs anciens de carburant, en attendant la fin de la construction du nouveau poste de douane, nous rencontrons, dans la montée du 2ème col, deux cyclistes slovaques. Nous sommes à plus de 4000 mètres et ils sont frais comme des gardons!!! Après quelques échanges de renseignements concernant la route, chacun reprend son chemin.

Toute ressemblance avec quelqu'un existant ou ayant existe est tout a fait fortuite (cycliste de droite ; Jean R.?)

 Nous arrivons à Karakul, village et lac du même nom.





 Le paysage est totalement désertique. Quelques touffes d'herbe au bord du lac nourrissent les troupeaux peu nombreux que nous rencontrons. A près de 4000 mètres vivent des gens dans ce village toute l'année.



 Une atmosphère assez misérable se dégage de ce village, ce qui n'empêchera quelques jeunes filles de venir pomper l'eau pour remplir nos réservoirs. Le remplissage d'eau est en général toujours une bonne occasion de rencontres!




Cimetiere de Karakul

Nous passons la nuit près du lac et continuons notre route vers Mourghab, la ville la plus importante de ce trajet.


Tout au long de la route, une cloture marque la limite de l'ex "empire" sovietique. La frontiere chinoise n'est pas tres loin, de l'autre cote de ces montagnes.

 Le col d'Ak Baital, à 4655 mètres marque le point culminant de ce trajet. Nous nous attendions à une vue superbe, mais en fait le passage du col se fait à travers deux murailles. Nous nous arrêtons peu après et montons sur un tout petit sommet pour savourer de magnifiques paysages multicolores.



 Peu avant Mourghab, nous nous arrêtons pour prendre un café. Soudain Klaus regarde à l'arrière du fourgon et s'exclame : « Nous devons partir tout de suite, très vite! » Nous sommes dans une vallée large entourée comme toujours de très hauts sommets. La vallée est bouchée par un nuage de sable, masquant toutes les montagnes environnantes. La violence des tempêtes est ici connue. Nous ne laisssons pas au café le temps de se terminer et nous précipitons dans la cabine. Le front de la tempête qui arrive sur nous est légèrement courbe et une de ses extrémités arrive à la hauteur du fourgon, ce qui nous permet de remarquer que la tempête avance à la même vitesse que nous : 50 km/h. Heureusement que nous sommes sur une bonne route; notre vitesse étantt plutôt en général de 30 à 40 km/h, nous serions alors vite rattrapés! Nous ne savons pas ce qui se passe quand nous sommes au coeur d'une telle tempête de sable mais notre soif de découverte ne nous a quand même pas poussés à rester sur place pour voir...


La tempete s'est deja calmee...

Peu après, nous voyons un véhicule militaire, avec dans la benne quelques soldats bien emmitouflés, qui va au-devant de la tempête (pas pour l'arrêter je pense...!).



Mourghab se révèle une petite cité charmante qui n'est pas sans rappeler les villes du Ladakh avec ses petites maisons blanches carrées. Il n'y manque que le monastère bouddhiste remplacé ici par une petite mosquée.



 Nous trouvons une banque....enfin ce qui sert de banque, avec pour éclairage un savant assemblage de 4 câbles avec une ampoule à l'extrémité de chacun. Cela fait un peu guirlande....



Cherchant des nans (pain local), on nous conduit à travers le village vers une maison où un homme nous vend un nan, puis nous invite pour le thé. Le local, qui sert peut-être de petit restau est très sommaire et la conversation se fera essentiellement sur le climat que nous savons très rude ici (c'est aussi le meilleur vocabulaire que je possède en russe...)



 La prochaine étape se déroule sur un plateau avec toujours de nombreux glaciers qui surgissent au fond d'une vallée transversale. Les montagnes de Pamir sont très verticales et il est impressionnant de voir toute cette glace accrochée en surplomb et qui tient on ne sait comment. Nous sommes sans cesse dans la contemplation de ces décors extraordinaires qui se succèdent sans cesse.



 Nous arrivons au lac Sassyk Kul et nous rencontrons Ulli, un cycliste allemand sur vélo couché. Nous sympathisons très vite et décidons de passer la soirée ensemble. Il plante donc sa tente à l'abri de notre fourgon.



 En fait, il habite à quelques km de chez Klaus en Allemagne...


Rencontre de deux Allgäuers à 4000m au Tadjikistan....

 Ulli est parti d'Allemagne en juillet et se dirige vers la Chine et l'Inde. Il sera de retour en Allemagne vers décembre ou janvier. Nous le reverrons bientôt! Le lac Sassyk Kul rappelle beaucoup ceux de Bandi-A-Mir en Afghanistan sauf que ceux-ci étaient à 3000 m et que nous sommes ici à 4000 m.





 Peu après le lac nous quittons la route principale pour nous diriger plein sud vers la vallée de Wakhan que le Tadjikistan partage avec l'Afghanistan dans sa partie ouest. Montant vers un nouveau col à plus de 4000 m , nous voyons venir deux cyclistes allemands, Andrea et Gerhard, qui sont en route pour un an, vers la Chine, le Tibet, le Ladakh, ….




 Nous passerons un très bon moment avec eux en dégustant thé, café et pastèques. Andrea est aussi d'Allgäu et habite à 20 km de chez Klaus. Et de plus, elle savait par personnes interposées qu'Ulli devait aller à vélo au Tadjikistan mais ignorait qu'il roulait 20 km devant eux. Le monde est vraiment très petit!!!
 Nous descendons vers la vallée et devant nous se découvrent de magnifiques glaciers de l'Indu Kusch.
On arrive à un poste de contrôle puis une petite rivière devant nous, la Pamir, marque la frontière avec l'Afghanistan.
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